Tchiroma-Bello Bouba: … la guerre jusqu’au bout. Le RDPC pas du tout menacé. C’est fait Issa Tchiroma sera candidat à l’élection présidentielle d’octobre prochain. Pour l’observateur de la scène politique camerounaise que je suis, rien de surprenant.
Vous vous souvenez certainement, dans l’un des actes du meyolisme, je retrouverai à coup sûr le numéro, je présentais, ce qui est à mes yeux, la logique qui gouverne le Cameroun.
J’expliquais à l’occasion que l’enjeu de l’élection présidentielle de 2025 n’est pas la succession de Paul Biya, mais plutôt la constitution des représentants des grands ensembles au moment des négociations qui s’ouvriront dès février 2026.
Ces grands ensembles sont:
- Le grand Nord dans lequel coexistent trois constantes. Les peuls, les peuples islamisés (auxquels on peu ajouter le couple arabe choas-kotoko) et entités non musulmanes
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L’Ouest dans lequel se côtoient deux entités, l’une homogène constituée des Bamoum, qui en dépit des rivalités entre les militants du RDPC et ceux de L’UDC, peut facilement parler d’une même voix, ou du moins écouter et taire ses différences, ou pourraiit facilement s’accommoder à une personnalité, fut-elle le choix du pouvoir de Yaoundé, du moment où serait ssue de ses rangs. L’autre entité, plus soudée lorsqu’il s’agit de faire face à l’adversité, manque de leader. Mais pourrait trouver, sur l’échiquier politique actuel un patron.
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Le Centre-Sud-Est pour lequel les batailles sont rudes entre des acteurs de la troisième génération qui espèrent tous, être les interlocuteurs privilégiés.
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L’Univers anglophone dans cet espace, on voit bien que les jeux sont lancés depuis longtemps, chacun des acteurs s’activent à faire la démonstration de sa force, souvent avec le truchement d’autes entités avec lequelles ils constituent un réseau bien organisé.
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Le groupe historique dans lequel je range les peuples de la côte francophone et l’ensemble bassa. Ici les luttes ne sont pas très prononcées du fait de la destruction des symboles et du vieillissement des principaux acteurs, laissant place à de potentiels successeurs n’ayant pas la même épaisseurs et traités parfois à raison, comme des fils à papa. Elle l’est également à cause de la montée en.puissance d’une génération insoumise pas très bien outillée et qui de ce fait, ne parvient pas à combler le vide.
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Le milieu des affaires. Le point culminant était la fusion des deux principales organisations patronales pour créer le GECAM.
Pour revenir au cas Tchiroma, sa manœuvre ne saurait avoir pour objectif une victoire à l’élection présidentielle, encore moins, à embêter son principal soutien le Président Paul Biya. En réalité, en démissionnant du Gouvernement, avec en prime l’annonce de sa candidature, il assaine à son rival de toujours, le Ministre d’Etat Bello Bouba Maïgari, un coup violent.
En décidant de partir du Gouvernement et de se constituer candidat à 5 jour de la réunion du Comité Central de l’UNDP, convoquée par Bello Bouba Maïgari, Tchiroma indique clairement qu’il est le maître du jeu au Nord. Il met en réalité son rival dans une position toute particulière. Si Bello Bouba démissionne à son tour, les partisans de Tchiroma célébreront, dans les rues de Garoua son leadership, sa clairvoyance. Bello Bouba apparaîtrait alors comme un politicien de seconde zone, un suiveur. Il en serait à mon avis de même, s’il se déclarait candidature.
Tout porte donc à croire que dans ce match, Tchiroma vient de marquer un but décisif.
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