Le système de santé camerounais, déjà fragilisé par des défis structurels, montre une fois de plus ses limites dans le département du Dja et Lobo. À Oveng-Fang, le Centre Médical d’Arrondissement (CMA), promu officiellement en Hôpital de District depuis 2024, reste une coquille vide. Privé de personnel médical et laissé à l’abandon, il symbolise le désarroi des populations rurales, contraintes à des solutions désespérées face à l’indifférence des autorités.
Un hôpital fantôme : des promesses non tenues.
Malgré sa requalification en Hôpital de District le 26 juin 2024, le CMA d’Oveng-Fang ne dispose plus d’un seul médecin depuis le dernier mouvement du ministère de la Santé publique. La médecin-chef, précédemment en poste, a été mutée à Efoulan (Ebolowa) sans remplacement, plongeant l’établissement dans une paralysie totale. Les conséquences sont dramatiques :
– Fermeture des services faute de personnel qualifié, l’hôpital est aujourd’hui inaccessible, forçant les patients à se tourner vers des alternatives risquées.
Inégalités criantes.
Les populations les plus nantis se rendent au Gabon voisin, où les infrastructures sanitaires sont plus fiables, tandis que les plus démunis recourent à des pratiques traditionnelles ou non réglementées , aggravant les risques sanitaires.
Une crise humanitaire ignorée.
Cette situation illustre un déni de droit fondamental: l’accès aux soins. Les populations d’Oveng-Fang, déjà vulnérables en raison de l’enclavement de la zone, sont doublement pénalisées :
Désert médical.
Aucun effort n’est visible pour recruter ou remplacer les médecins, malgré les alertes répétées des populations.
Mauvaise gestion des ressources
La « mutation » administrative de l’hôpital n’a pas été accompagnée de moyens humains ou matériels, réduisant à néant son utilité.
Appel urgent à l’action
Il est temps de briser le silence et d’exiger des mesures concrètes
Revoir les nominations.
Le ministère de la Santé doit impérativement affecter un médecin à Oveng-Fang afin de garantir la continuité des soins.
Audit des infrastructures.
Une mission d’inspection doit évaluer les besoins réels (équipements, médicaments) pour que l’hôpital fonctionne conformément à son statut de district.
Mobilisation communautaire.
Les élus locaux et les OSC doivent interpeller les décideurs pour éviter un désastre sanitaire.
L’urgence d’une réponse collective.
L’abandon du CMA d’Oveng-Fang n’est pas une fatalité, mais le résultat de négligences inacceptables. Alors que des vies sont en jeu, les autorités doivent cesser de fermer les yeux. La santé n’est pas un privilège, mais un droit. Il est temps d’agir avant que cette crise ne se transforme en tragédie.
LE ZÉNITH DE L’INFO
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