Les alertes liées aux événements indésirables (EI) des produits de santé ont connu une baisse drastique au premier semestre 2025. Une situation de nature à compromettre la protection optimale de la santé.
De 1835 cas d’effets indésirables notifiés au premier semestre (1er janvier – 30 juin ) 2024, avec 70% des cas dus aux vaccins, on a à peine pu atteindre 550 cas, pour le même période, en 2025. Les données partagées par la DPML, au cours de la réunion de coordination semestrielle du système national des Vigilances du 20 au 22 août 2025, à Soa, ont révélé qu’en dehors de la région du Nord-ouest dont les performances ont été améliorées, les neuf autres régions sont en décroissance. Petite illustration : l’Adamaoua est partie de 69 à 62 effets indésirables notifiés, le Littoral est passé de 365 à 103. Quant à la région du Sud-ouest, elle est passée de 310 à 09, soit une baisse de plus de 300 notifications.
Les gaps constatés sont attribués à plusieurs contraintes, au nombre desquelles : la faible remontée des données ; les difficultés inhérentes aux financements de la prise en charge des EI ; l’absence de ressources pour la conduite des activités de vigilances, etc. Ces difficultés sont accentuées par la méconnaissance de l’importance des vigilances, une communication inappropriée autour des EI, entre autres.
A l’occasion, les interventions conduites par les programmes (PEV, PNLP, CNLS, PNLSHI, PNLO, PNLT, etc.), assorties d’une synthèse des réactions indésirables ont été présentées. Dans la foulée, les activités des Vigilances déroulées par chaque Point Focal Régional (PFV) ont permis d’apprécier les efforts déployés en dépit des embûches. Il s’agit notamment des visites de supervision des PFV dans les formations sanitaires, l’organisation des sessions de formation et de sensibilisation des divers acteurs du système de santé, la vérification des conditions de conservation des médicaments et de leur mise sur le marché.
Au terme des échanges et face aux défis recensés, il a été convenu de renforcer la coordination entre les acteurs du système de Vigilances, d’impliquer les PFV dans les programmes de santé, de renforcer les capacités des personnels de santé en matière de vigilances.
