Alors que les violences basées sur le genre se multiplient sur les plateformes numériques, la 19ᵉ édition de la campagne de lutte contre les VBG rappelle l’urgence d’agir. Entre exposition non consentie, harcèlement en ligne et violation de la vie privée, les femmes et les filles sont en première ligne. Face à ce fléau grandissant, la loi camerounaise se veut ferme, et la sensibilisation, plus que jamais nécessaire.
Alors que les violences basées sur le genre se multiplient sur les plateformes numériques, la 19ᵉ édition de la campagne de lutte contre les VBG rappelle l’urgence d’agir. Entre exposition non consentie, harcèlement en ligne et violation de la vie privée, les femmes et les filles sont en première ligne. Face à ce fléau grandissant, la loi camerounaise se veut ferme, et la sensibilisation, plus que jamais nécessaire.
La 19ᵉ édition de la campagne de lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) s’inscrit dans une dynamique de sensibilisation et de protection des femmes et des filles. Cette année, l’accent est mis sur un phénomène en constante progression : les violences numériques, qui prennent la forme de harcèlement en ligne, de diffusion non consentie d’images privées, de chantage ou encore d’atteintes à la dignité. À ce sujet, la loi camerounaise est claire et prévoit des sanctions sévères.
L’article 265 du Code pénal réprime la publication ou la distribution de contenus obscènes : « Est puni d’un emprisonnement d’un à deux ans et d’une amende de dix mille (10 000) francs à cinq cent mille (500 000) francs, celui qui fabrique, détient, importe, transporte, exporte, expose ou distribue, même à titre gratuit et même non publiquement, tout écrit, dessin ou objet tendant à corrompre les mœurs. »
La loi n°2010/012 du 21 décembre 2010, dans son article 74, renforce cette protection en criminalisant toute atteinte numérique à la vie privée : « Est puni d’un emprisonnement d’un (01) à deux (02) ans et d’une amende d’un (01) million à cinq (05) millions de francs quiconque, au moyen d’un procédé quelconque, porte atteinte à l’intimité de la vie privée d’autrui en fixant, enregistrant ou transmettant, sans le consentement de leur auteur, des données électroniques ayant un caractère privé ou confidentiel. »Face à ces enjeux, plusieurs mesures essentielles doivent être renforcées : la sensibilisation continue, l’accompagnement des victimes, le signalement systématique des contenus dangereux, l’éducation au numérique responsable et l’application rigoureuse des lois existantes.
Le numérique n’est pas un terrain de jeu où l’on piétine la dignité d’autrui sans conséquence. Chacune de nos actions en ligne laisse une trace, construit ou détruit, protège ou met en danger. Il est temps d’être des internautes lucides, responsables et solidaires et non des followers inconscients qui alimentent la violence par ignorance ou légèreté. Refuser, dénoncer, protéger: voilà notre rôle. Les violences numériques ne cesseront que si nous cessons tous de les tolérer.
Céline Claire Ngono.
