Depuis des mois, les ménages modestes vivent dans le noir, au sens propre et figuré. La pénurie de pétrole lampant expose une inaction coupable, un silence ministériel et une répartition scandaleuse: même dans la capitale politique, moins de 20 % des stations services disposent du produit, et encore, principalement les privilégiés industriels. En zones périurbaines et rurales, la situation est dramatique. La colère monte, et la population avertit: cette crise pourrait coûter cher politiquement.
Dans la capitale politique, les chiffres sont révélateurs plus de 80 % des stations n’ont pas accès au pétrole lampant. Les rares volumes disponibles sont réservés aux industries, personnes du réseau et aux structures influentes. Pendant ce temps, les foyers modestes croulent sous le désarroi, incapables d’éclairer leurs maisons ni de cuisiner décemment. Dans les zones périurbaines et rurales, c’est pire. Le produit est quasi inexistant, les prix flambent et le quotidien devient un combat pour la survie. «On se sent abandonnés. Même la capitale est touchée, alors imaginez chez nous ! » fulmine une mère de famille à Abatedjom.
Gaston Eloundou Essomba : le ministre de l’indifférence.
Pour le peuple, le ministre de l’Énergie incarne désormais le silence et l’inaction du gouvernement. Communication en dents de scie, solutions inefficaces, promesses non tenues: la population ne croit plus à rien. « Le ministre fait la sourde oreille. On dirait que notre souffrance n’existe pas pour lui ! » dénonce un commerçant de Yaoundé. Cette indifférence n’est pas seulement frustrante, elle est perçue comme une trahison des citoyens par leurs dirigeants.
12 octobre: un avertissement que le pouvoir se résigne à admettre.
Selon l’opinion populaire, l’incapacité à résoudre les problèmes courants et particulièrement la crise du pétrole a failli provoquer un séisme politique le 12 octobre. « Le peuple est à bout… et cela s’est fait ressentir dans les arcanes du sérail» confient un jeune. Et le danger persiste: la population avertit que cette gestion calamiteuse pourrait faire perdre la majorité parlementaire au pouvoir lors des prochaines législatives, et affecter lourdement les municipales.
Démission ou action immédiate: la population ne veut plus attendre
Dans les rues et les marchés, un seul mot d’ordre revient: si le ministre ne peut plus gérer la crise, il doit démissionner immédiatement. « Quand un ministre échoue à protéger le peuple, il doit partir. Le peuple souffre, il ne peut plus attendre ! » tonne un habitant de Mvog-Ada quartier populaire de Yaoundé.
La patience des citoyens a atteint ses limites. La confiance se gagne, mais elle peut se perdre en un instant, agir ou subir la sanction populaire l’exécutif doit faire un choix.
La crise du pétrole lampant n’est plus un simple problème logistique. Elle est une bombe sociale et politique, révélatrice d’un pouvoir sourd aux souffrances du peuple. La colère enfle. La confiance s’effrite. L’avenir politique pourrait se jouer autour de ce produit vital.
Le message est brutal: agir rapidement, durablement et équitablement… ou subir la sanction populaire dans les urnes.
G.F.M
