Au lendemain de la prestation de serment du président Paul Biya, Michel Ange Angouing, magistrat et ancien ministre, livre une réflexion empreinte de gravité et de patriotisme. Face aux tensions post-électorales, il en appelle à la raison, au respect du jeu démocratique et à la préservation de la paix. Son message, au-delà des clivages politiques, est une exhortation forte à replacer l’intérêt général et la cohésion nationale au cœur de l’action publique et citoyenne.
Michel Ange Angouing, dans une adresse à la nation, invite les Camerounais à privilégier la paix, le dialogue et la responsabilité collective après la clôture définitive du processus électoral ayant consacré Paul Biya président de la République. Il estime que l’heure n’est plus aux passions ni aux règlements de comptes, mais à la reconstruction morale et politique du pays. La colère des perdants et l’intolérance des vainqueurs, écrit-il, ne peuvent qu’alimenter la division et menacer la paix, ce bien commun sans lequel aucun développement n’est possible. Pour lui, le multipartisme, la liberté d’expression et la pluralité d’opinions, fruits de la volonté du chef de l’État, doivent être compris comme des leviers de progrès et non comme des armes de confrontation.
Angouing condamne fermement la politique de l’arrogance, de la condescendance, des injures et de la manipulation, qui pervertit le débat démocratique et déchire le tissu social. Il rappelle que le pouvoir et l’opposition, malgré leurs différences, partagent une même mission : le développement du Cameroun et l’épanouissement de son peuple. L’intérêt supérieur de la nation doit donc primer sur les ambitions personnelles ou partisanes. Il met en garde contre le danger de « trop tirer sur la corde », au risque de briser l’unité nationale et de mettre en péril la République.
Enfin, il relaie l’appel du Président de la République à l’union des cœurs et à la consolidation du vivre-ensemble, conditions essentielles pour léguer aux générations futures un Cameroun prospère, démocratique et pacifique. Sous le regard du Dieu créateur, détenteur de tout pouvoir, Michel Ange Angouing exhorte chaque citoyen à contribuer, à sa mesure, à la construction d’une nation forte, juste et solidaire, où l’intérêt général demeure la boussole suprême de toute action politique et citoyenne.
