À l’approche des fêtes de fin d’année et en prélude au lancement de la deuxième phase des travaux de la section urbaine de l’autoroute Yaoundé–Nsimalen, le ministère de l’Habitat et du Développement urbain (MINDHU) a effectué une descente de terrain sur la section en rase campagne de cette infrastructure stratégique.
La mission, conduite par Madame le Ministre Célestine Ketcha Courtès, s’est déroulée en présence de ses proches collaborateurs, notamment du Directeur de la mobilité urbaine ainsi que des entreprises chargées de l’hygiène et de la salubrité. Elle a concerné
les communes de Bikok, Yaoundé III et Yaoundé IV, traversées par cette autoroute considérée comme l’une des vitrines du Cameroun.
Un constat globalement mitigé.
Sur le terrain, malgré les financements mobilisés et les équipements mis à la disposition des communes et des comités de développement, l’état général de l’entretien reste préoccupant. L’entretien routier permanent peine à être assuré et plusieurs missions confiées aux acteurs locaux ne sont pas pleinement exécutées. La défaillance de certains comités, pourtant accompagnés par l’État, a été clairement mise en évidence. Face à cette situation, la ministre a tenu un discours ferme, appelant à une prise de responsabilité collective.
« Le gouvernement ne peut pas tout faire. Chaque acteur doit jouer pleinement son rôle pour préserver et entretenir les infrastructures existantes », a-t-elle martelé.
Les comités de développement plaident pour plus de moyens
Du côté du Comité de développement de l’autoroute Yaoundé–Nsimalen, le coordonnateur, M. Nkoungou Robert, a reconnu les efforts consentis par les pouvoirs publics, tout en soulignant certaines contraintes.
Il a notamment salué l’accompagnement ayant permis l’acquisition d’équipements tels que des débroussailleuses. Selon lui, les travaux d’entretien ont bien débuté, mais ont connu un ralentissement temporaire en raison des pluies. Ceux-ci devraient reprendre intensément dans les prochains jours.
L’innovation majeure relevée est l’élargissement de l’implication communautaire, avec désormais onze villages riverains engagés, contre cinq au départ. Toutefois, le comité déplore l’insuffisance du matériel disponible et attend un appui supplémentaire pour mener efficacement sa mission.
Le MINDHU annonce des mesures renforcées.
Pour garantir une autoroute propre et durablement entretenue, le MINDHU réaffirme sa détermination à agir. Le ministère rappelle avoir procédé à la mise en place et à l’installation solennelle de comités d’hygiène et de salubrité dans plusieurs quartiers populaires, afin de renforcer l’action de l’État sur le terrain. Il insiste cependant sur la nécessité d’une implication plus active et plus régulière de ces structures.
Vers une meilleure gouvernance urbaine.
Cette descente de terrain visait également à identifier les dysfonctionnements qui freinent un entretien durable de l’ouvrage. Si l’implication élargie des villages riverains est saluée, la ministre s’est dite préoccupée par la persistance de l’insalubrité dans certains arrondissements, à l’approche des fêtes de fin d’année.
En conclusion, Madame Célestine Ketcha Courtès a exhorté les responsables locaux à redoubler d’efforts, dans l’attente de la mise en œuvre effective des projets d’économie circulaire et de villes intelligentes (Smart Cities) impulsés par le Chef de l’État. L’objectif est clair : faire de l’autoroute Yaoundé–Nsimalen, et plus largement des villes camerounaises, un reflet fidèle et valorisant de l’image du pays.
Gervais Fredy M
