Dans un contexte marqué par les incertitudes et les tensions sociales, une initiative citoyenne prend de l’ampleur au Cameroun et propose une lecture audacieuse de l’avenir : faire du bonheur une compétence, un engagement et un projet de société. Portée par une communauté de plus de 600 personnes réparties dans le monde, l’Académie du Bonheur ambitionne de replacer la quête de l’épanouissement au centre de la vie collective.
« Le bonheur est le but ultime de l’existence humaine », rappelait Aristote. Une citation vieille de plus de deux millénaires, mais qui prend une résonance nouvelle dans un pays traversé par des crises profondes. Selon Fabrice Zanga, Président du Comité d’organisation de la future Assemblée de l’Académie du Bonheur, ce message n’a jamais été aussi pertinent: « Ce n’est pas en niant les difficultés que l’on construit des sociétés solides, mais en développant la résilience, la solidarité et l’intelligence émotionnelle. »
À l’Académie du Bonheur, le bonheur n’est ni une abstraction ni un luxe réservé à quelques privilégiés. Il devient une compétence concrète, un savoir-faire et un savoir-être que chacun peut développer au fil d’un apprentissage structuré. La méthode repose sur un principe simple : le bonheur se cultive. Il s’apprend, s’assimile et se renforce comme toute autre capacité humaine. C’est cette vision que la future Assemblée entend partager avec des centaines de milliers de personnes, en posant les fondations d’un mouvement structuré, durable et harmonisé avec les institutions du pays.
Ce projet trouve son origine dans la volonté de Jean Paul Tchouamou, qui a créé un espace d’échange baptisé « Tout le monde a droit au bonheur ». Le groupe WhatsApp, devenu un véritable laboratoire d’idées, accueille aujourd’hui des membres qui partagent quotidiennement réflexions, conseils, expériences de vie et stratégies d’épanouissement.
Cette première phase, entièrement digitale, a façonné une communauté dynamique et solidaire. Désormais, l’Académie du Bonheur entre dans sa seconde étape : se structurer, exister juridiquement et donner une portée institutionnelle à un mouvement qui ne veut plus se limiter au virtuel.
Pour Fabrice Zanga, le bonheur est avant tout une évidence humaine:« Personne ne peut dire n’avoir jamais ressenti le bonheur. Il se vit, se ressent, s’expérimente. »
Partant de ce constat, l’Académie a élaboré une stratégie complète articulée autour de quatre axes :
*La formation : masterclasses, ateliers et workshops pour développer l’intelligence émotionnelle, pilier essentiel de tout épanouissement durable.
*L’accompagnement communautaire : création de plateformes de solidarité où chacun peut s’exprimer librement et trouver écoute et soutien.
*L’engagement citoyen : signature d’une Charte du Bonheur pour encourager la diffusion de valeurs telles que l’empathie, la bienveillance et la positivité.
*L’accompagnement des familles et entreprises : programmes de coaching destinés à améliorer les relations, renforcer la cohésion et optimiser le climat social.
L’Académie du Bonheur s’impose aujourd’hui comme une voix nouvelle, singulière et nécessaire dans le paysage social camerounais. Elle porte une ambition rare: faire du bonheur un enjeu collectif, un espace de réflexion, de formation et d’action où chacun peut développer ses compétences relationnelles et émotionnelles.
À l’heure où le monde entier cherche de nouveaux modèles de cohésion et d’équilibre, ce mouvement citoyen rappelle une vérité essentielle : le bonheur n’est pas un rêve lointain, mais une force motrice, une stratégie de résilience et un idéal accessible à tous.
Céline Claire NA.
