La lutte contre le VIH, la syphilis et l’hépatite B reste un enjeu majeur de santé publique au Cameroun. Alors que le pays ambitionne d’éliminer ces infections d’ici 2030, la deuxième édition des Journées Scientifiques du CNLS met en lumière les défis à relever et les enjeux stratégiques pour transformer la recherche en actions concrètes et efficaces.
Malgré les progrès réalisés, la prévalence du VIH, de la syphilis et de l’hépatite B reste préoccupante. Le dépistage précoce et la fiabilité des diagnostics constituent des défis majeurs, tout comme la prise en charge des personnes vivant avec le VIH, en particulier celles confrontées au vieillissement et aux comorbidités. Parallèlement, la stigmatisation persistante et le besoin d’un accompagnement psychosocial renforcé soulignent l’importance de l’implication des communautés dans toutes les stratégies de prévention et de soins.
La coordination des ressources, la mise en œuvre d’algorithmes de dépistage fiables et l’accès universel aux soins représentent des enjeux cruciaux pour la réussite de la riposte. Les systèmes de santé doivent non seulement absorber une demande croissante, mais aussi intégrer les innovations scientifiques et les nouveaux modèles de prévention, notamment dans la transmission mère-enfant, tout en garantissant la gratuité et l’équité des services.
Transformer les avancées scientifiques en politiques et actions concrètes est essentiel pour atteindre l’objectif d’élimination d’ici 2030. Les enjeux incluent le renforcement de la résilience des systèmes de santé, la mobilisation communautaire et la consolidation de la couverture santé universelle. En alignant recherche, pratiques et interventions communautaires, le Cameroun peut non seulement relever ces défis mais également devenir un modèle régional de riposte efficace contre le VIH, la syphilis et l’hépatite B.
Gervais Fredy M
