À l’occasion de l’élection de l’exécutif du Conseil régional du Sud, les coulisses du pouvoir ont été secouées par des pressions inédites, des tentatives d’intimidation et une bataille ouverte entre logique d’imposition et exigence démocratique. Au cœur de cette tempête politique, le duo Cathy Meba – Gervais Ndo a incarné la résistance de la base et l’affirmation d’une nouvelle vision de la gouvernance locale.
La scène s’est jouée loin des caméras, mais ses échos résonnent encore dans toute la région du Sud. À la veille de l’élection de l’exécutif du Conseil régional, une véritable guerre des coups de fil s’est engagée, marquée par des pressions, des intimidations et des tentatives manifestes de museler la voix de la base. Face à cette volonté de faire taire le peuple, Eric Gervais Ndo s’est dressé. Pour beaucoup, il est désormais perçu comme le Samuel Eto’o du Conseiller régional : audacieux, déterminé et prêt à aller au combat contre vents et marées. Fils de la Mvila, il ose là où d’autres reculent, convaincu que la légitimité politique ne se décrète pas, elle se gagne auprès du peuple.
16 décembre: un jour inoubliable.
Le 16 décembre restera gravé comme un jour historique, celui de la matérialisation de la volonté de la base. Malgré les manœuvres en coulisses et les appels insistants visant à imposer un choix préfabriqué, les représentants de la population ont refusé le pli fermé, symbole d’un consensus imposé. Aux côtés de Gervais Ndo, Cathy Meba a tenu bon. Le duo Cathy-Gervais, comparé à Samuel Eto’o et Céline Eko, a affronté la tempête avec une seule boussole : le souci de la population. Leur message est clair et sans équivoque : « Le Conseil régional n’est pas une maison de retraite. »
Refus de l’imposition, exigence du vote.
Alors que tout semblait être mis en jeu pour installer un ancien directeur général, Bikoro Antoine, plus connu pour ses déboires de judiciaires que pour des actions concrètes sur le terrain, la base a dit non. Pour Cathy Meba et Gervais Ndo, une seule issue s’imposait: passer au vote.
« Voter, c’est respecter la volonté du Président, dont la légitimité repose sur le peuple », ont-ils martelé, rappelant que la démocratie ne saurait être confisquée par quelques intérêts particuliers.
Gervais Ndo, le Moïse d’une nouvelle politique.
Dans cette bataille politique, Gervais Ndo apparaît désormais comme le Moïse de la nouvelle politique locale, porteur d’une vision ancrée dans les principes de la base. La région du Sud s’impose ainsi comme le socle d’un renouveau démocratique, où la voix populaire reprend toute sa place. Une nouvelle ère semble s’ouvrir pour les collectivités territoriales décentralisées. Ce bras de fer n’est peut-être qu’une mise en bouche de ce que réserveront les prochaines élections législatives et municipales, où la base entend désormais peser de tout son poids.
Gervais Fredy M.
