Lors de l’audience accordée au consortium Delta Ressources Cameroun Plc ce 18 décembre à Yaoundé, le Maire de Meyomessala a levé toutes les inquiétudes liées au foncier, aux logements et à l’emploi local, réaffirmant la capacité de sa commune à accueillir une école des mines à forte valeur stratégique.
Meyomessala s’affirme désormais comme un futur pôle de référence dans la formation minière au Cameroun. À l’occasion de l’audience accordée au consortium Delta Ressources Cameroun Plc à l’immeuble Rose, par le pR Fuh Calistus Gentry en présence de Christian Mebiame Mfou’ou, Maire de Meyomessala et élite du Dja-et-Lobo, a apporté des clarifications décisives sur la mise en œuvre du projet de création d’une École des mines, de géologie et de pétrochimie. Face aux investisseurs et aux autorités administratives, l’élu municipal a tenu à dissiper toutes les zones d’ombre, notamment sur la question foncière, souvent source de blocage dans les grands projets structurants.
« Meyomessala dispose d’espaces suffisants. Le plan d’occupation des sols a clairement identifié et zoné les domaines dédiés à l’enseignement et aux écoles de formation. Pour cette nouvelle école, nous demandons simplement une estimation précise de la superficie afin de prendre toutes les dispositions à travers les canaux agréés. Il n’y a aucun problème de superficie », a-t-il déclaré avec assurance.
Sur le volet de l’hébergement, le Maire a souligné l’anticipation de la commune et l’implication des élites locales et quelques investisseurs. Selon lui, la dynamique est déjà en marche et dépasse même les exigences initiales du projet.
« Les élites sont en train de travailler sur la question des capacités d’accueil, et même au-delà des demandes du projet. Dès le départ, nous avons accompagné l’ISSABE avec un certain nombre de logements. Aujourd’hui, la commune dispose de neuf logements, dont seulement cinq ont été sollicités. Quatre sont immédiatement disponibles pour les futurs enseignants de la nouvelle école », a-t-il expliqué.
À cela s’ajoute l’engagement massif des investisseurs privés, encouragés par la vision de développement portée par l’État.
« Des privés se sont déjà lancés avec des capacités de trente, de soixante logements. Il n’y aura pas de pénurie. Tous ces investissements seront mis à contribution pour accueillir non seulement les étudiants, mais aussi les commerces et toutes les autres activités qui vont accompagner ce projet », a rassuré le Maire, se disant personnellement allé sur le terrain pour apprécier l’état d’avancement des travaux.
Concernant l’enjeu de l’emploi, Christian Mebiame Mfou’ou serein a tenu un discours sans détour, dénonçant le paradoxe entre la richesse du sous-sol et le chômage des jeunes.
« C’est un véritable problème que, pour la plupart des projets miniers, on aille chercher la main-d’œuvre ailleurs, alors que nos jeunes continuent de parler de chômage sans comprendre le contraste. Un chômeur, c’est quelqu’un de qualifié sans emploi », a-t-il martelé.
Pour lui, la création de cette école constitue une réponse concrète, pérenne et efficace à cette problématique structurelle. Elle permettra de former localement des jeunes et des femmes, de leur offrir des bourses de formation, et de les rendre immédiatement employables sur les projets miniers de Nkout, du Dja-et-Lobo et d’autres régions du pays. Le Maire a également insisté sur la dimension inclusive et économique du projet, qui prévoit un fort recours à la main-d’œuvre locale, la création d’emplois directs et indirects, ainsi que la dynamisation des PME locales, en droite ligne avec la vision du Chef de l’État pour le septennat en cours.
Sur le plan institutionnel, le projet est désormais entré dans une phase décisive. L’audience avait pour finalité la signature et la mise à disposition du permis d’exploitation, conditionnant le démarrage immédiat du projet. Les équipes du consortium sont attendues dans un délai de six mois, tandis que l’école devrait ouvrir dès janvier dans des bâtiments provisoires, en attendant la construction d’un complexe moderne et futuriste, entièrement financé et équipé par le consortium.
« Nous voulons des investisseurs. L’espace est disponible. Les moyens peuvent parfois poser problème, raison pour laquelle nous tendonsla main aux investisseurs. Tout le monde veut voir sa localité se construire », a conclu le Maire.
Avec ce projet d’envergure, Meyomessala passe du statut de territoire à potentiel à celui de territoire en action, portée par un leadership local déterminé à faire du sous-sol une richesse au service du développement humain.
Céline Claire Ngono Akoum.
