Le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF) a signé un partenariat avec 18 mairies, dont Nkongsamba 3e et Mvangan, pour enregistrer 26 691 enfants encore privés d’acte de naissance. Ce geste vise à offrir aux plus jeunes un accès effectif à leurs droits et à un avenir légal sécurisé.
La cérémonie de signature des Termes de Référence a été présidée par Madame le Ministre Marie Thérèse Abena Ondoa, en présence du Secrétariat général du ministère. Elle a souligné l’importance cruciale de l’opération: « Les fonds octroyés par le ministère doivent être utilisés uniquement pour l’établissement des actes de naissance. Par le passé, certains exécutifs ont malheureusement détourné ces ressources à d’autres fins. » Pour l’exercice fiscal 2025, le MINPROFF met à disposition 266 910 000 FCFA afin de financer 26 691 actes déclaratifs à travers 18 Conseils municipaux.
L’impact de ce don sur l’avenir des enfants est immédiat et tangible. Chaque acte de naissance permet à un enfant de bénéficier de droits fondamentaux : accès à l’école, protection juridique, soins de santé et sécurité sociale. Il ouvre aussi la voie à un avenir professionnel légal et à la reconnaissance officielle dans la société, mettant fin à l’exclusion liée à l’« invisibilité » civile.
Parmi les mairies engagées, Nkongsamba 3e et Mvangan se démarquent par leur mobilisation concrète. La mairie de Nkongsamba 3e a lancé des campagnes de recensement et organisé l’établissement d’actes pour les enfants identifiés, garantissant ainsi l’utilisation stricte des fonds pour leur objectif premier. À Mvangan, le Maire Thomas Eba Minsili a rappelé les défis du terrain : « Le désenclavement de certaines localités, le faible nombre d’officiers d’état civil et l’ignorance de certains jeunes parents restent des obstacles majeurs. Mais nous restons déterminés à faire de cette initiative un succès. » Ensemble, ces mairies incarnent la bonne gouvernance et l’impact concret de ce partenariat sur la vie des jeunes.
La situation nationale reste préoccupante a souligné le membre du gouvernement. Près de 30 % des enfants de moins de cinq ans ne sont pas enregistrés, et en 2024, 1 200 000 élèves de CM2 et de classe 6, ainsi que 388 000 enfants en maternelle, n’avaient toujours pas d’acte de naissance. Grâce à cette initiative, ces enfants auront enfin accès à leurs droits, permettant à leurs familles et aux communautés locales de préparer un avenir plus sûr et légalement reconnu.
Gervais Fredy M.
