Sept ans après son lancement, le projet présidentiel de construction de 1000 logements dans le département de la Mefou et Afamba est un échec retentissant. Plus de 96 milliards de francs CFA ont été engloutis, mais les bâtiments restent inachevés et l’État se trouve publiquement défié.
Le symbole de cette défiance ? Lors d’une visite officielle sous la conduite du Mindhu, le Préfet et son équipe se sont vus refuser l’accès au chantier par l’entreprise italienne Pizzarotti, malgré une notification préalable du membre du gouvernement. Un refus qui dépasse le simple retard: c’est un mépris flagrant de la parole présidentielle et de l’autorité administrative, un acte qui humilie l’État et le montre impuissant face aux caprices d’un acteur privé.
Cette situation exige une réaction immédiate. Les autorités doivent rétablir leur autorité, rappeler que nul ne peut ignorer la loi ou contester la parole du Président sans conséquences car « l’État est debout ». Pizzarotti et ses complices au sein de la SIC doivent être contraints à rendre des comptes, et leur déni manifeste de l’État doit être sanctionné publiquement. Ne rien faire, c’est accepter que la maladresse soit volontaire et que la défiance s’installe comme norme.
La SIC, maître d’ouvrage, ne se contente pas d’observer: elle ferme les yeux sur les retards et tolère les pressions, justifiant son inertie par l’idée que « la parole du Président n’est plus or ». Cette complicité accentue le gaspillage des fonds publics et affaiblit la capacité de l’État à piloter ses projets stratégiques.
Les conséquences pour l’urbanisation sont alarmantes. Avec seulement 29 % du projet achevé, la région subit une pénurie de logements, un urbanisme anarchique, des infrastructures saturées et des services publics en tension. Chaque retard aggrave le chaos urbain et freine le développement planifié, menaçant durablement la croissance des villes camerounaises.
Ce projet n’est plus seulement un chantier inachevé: il est le symbole d’une attaque ouverte contre l’autorité de l’État, d’un gaspillage massif de ressources publiques et d’un danger pour la planification urbaine. Pizzarotti et la SIC doivent être tenus responsables. La CONAC et l’ANIF doivent enquêter immédiatement pour comprendre comment un projet présidentiel a pu être saboté de l’intérieur. Le Cameroun ne peut se permettre que la parole présidentielle soit bafouée et que l’État reste passif face à cette défiance manifeste.
Céline Claire NA.
