Le 5 novembre dernier, l’ONG ACAHIJEC, en partenariat avec le Centre AFIRI, a organisé un atelier d’échange à la délégation régionale du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille du Centre. La rencontre a réuni les acteurs de la chaîne pénale, plusieurs organisations de la société civile et le partenaire international UNFPA, dans le but de sensibiliser et de mobiliser les professionnels judiciaires pour une meilleure prise en charge des survivantes de violences basées sur le genre (VBG).
Cet atelier a offert un cadre privilégié pour rappeler l’importance d’un accueil attentif et d’une écoute adaptée des victimes, souvent confrontées à l’incompréhension ou au silence. Selon les organisateurs, il s’agissait d’un moment clé pour renforcer la réceptivité des agents du circuit pénal face à la parole des survivantes et améliorer leur accompagnement dans le processus judiciaire.
Yvonne Flore Belema, présidente de l’ONG ACAHIJEC, a souligné la portée symbolique et concrète de l’initiative, organisée dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes. « Cet atelier vise à plaider auprès de la chaîne pénale pour une meilleure prise en compte des difficultés rencontrées par les victimes et survivantes. Nous espérons que les orientations données par le Chef de l’État le 6 novembre dernier, qui appellent à une protection renforcée de la femme, contribueront à rendre ces mesures effectives », a-t-elle déclaré.
Pour sa part, Liliane Munezero, représentante de l’UNFPA, a réaffirmé l’engagement de l’organisation internationale dans la lutte contre les VBG. Elle a rappelé que l’UNFPA soutient le Cameroun par des financements, le renforcement des capacités techniques et des initiatives destinées à améliorer la prévention et la protection des femmes.
En réunissant justice, société civile et partenaires internationaux, cet atelier a ouvert la voie à une collaboration plus efficace pour garantir aux survivantes un accueil empathique, une prise en charge adaptée et un accès sécurisé à la justice. Une dynamique porteuse d’espoir, qui pourrait marquer un tournant dans la lutte contre les violences faites aux femmes au Cameroun.
Céline Claire NA
