Le journaliste Martial Owona tire la sonnette d’alarme: au Cameroun, l’État prélève chaque mois la redevance audiovisuelle auprès des citoyens pour leur garantir l’accès à l’information nationale, et ces derniers payent en plus les frais Canal+. Pourtant, à la fin de l’abonnement, aucune chaîne nationale n’est accessible. Martial Owona dénonce une complicité des ministres camerounais et un scandale qui menace le droit fondamental à l’information.
Dans une émission à grande audience sur Vision 4, Martial Owona n’a pas mâché ses mots: il dénonce un “scandaleux et honteux” accord tacite entre Canal+, filiale du groupe français Bolloré, et certains responsables gouvernementaux. Il accuse directement le Ministre de la Communication, Emmanuel Sadi, et la Ministre des Postes et Télécommunications, Libom Li Likeng Minette, de fermer les yeux sur un abus grave qui frappe directement les citoyens.
Chaque Camerounais se voit prélever 2 625 FCFA par mois, officiellement pour accéder aux chaînes nationales de la CRTV. Mais à la fin de l’abonnement Canal+, aucune chaîne nationale n’est accessible, pas même la chaîne publique. Pour Martial Owona, il s’agit d’un abus à ciel ouvert, désastreux pour le droit à l’information et entretenu sans aucune sanction, laissant planer des soupçons de pot-de-vin et de complicité.
Le journaliste dénonce la frustration grandissante des citoyens, floués alors qu’ils paient pour un service qu’ils ne reçoivent pas. « Comment tolérer que Canal+, filiale du groupe français Bolloré, continue à priver les citoyens d’un droit fondamental, tout en encaissant des revenus indus ? », s’indigne-t-il.
Pour Martial Owona, la situation est honteuse et désastreuse: un opérateur protégé, des ministres silencieux, des citoyens trompés. Il appelle le prochain gouvernement à revoir impérativement ce système, garantir le droit des Camerounais à l’information et sanctionner les abus qui entachent la crédibilité du pays.
Gervais Fredy M.
