À travers un symposium scientifique de haut niveau organisé à Sangmelima, dans le département du Dja-et-Lobo, l’Université d’Ebolowa-Sangmelima confirme son engagement en faveur de l’excellence académique et de la recherche appliquée. Les résultats enregistrés par la Faculté de médecine et sciences biomédicales, portés par des responsables engagés, traduisent une dynamique rassurante et tournée vers l’amélioration durable de la prise en charge des maladies cardiovasculaires.
L’Université d’Ebolowa-Sangmelima, à travers sa Faculté de médecine et sciences biomédicales logée à Sangmelima, dans le département du Dja-et-Lobo, a abrité un important symposium sur la réadaptation cardiaque, une thématique internationale d’actualité qui appelle à une attention particulière des acteurs du monde scientifique et sanitaire. La rencontre a réuni universitaires, professionnels de santé et apprenants, autour d’échanges riches et constructifs. Placée sous la coordination du Dr Ateba Nelly, coordonnatrice de l’activité et représentante des enseignants du département de médecine interne des spécialités, cette initiative s’inscrit dans la vision de l’université visant à promouvoir la science, la recherche et la formation continue.
Le symposium s’est déroulé en présence du Doyen de la Faculté de médecine et sciences biomédicales, le Pr Pascal Foumane, dont l’engagement constant accompagne la montée en puissance de cette jeune institution. Dans son intervention, le Pr Pascal Foumane a rappelé la vocation fondamentale de l’université: « L’université, c’est d’abord l’académie, c’est-à-dire l’enseignement et la recherche. Quatre ans après notre existence, nous pouvons être satisfaits des réalisations de notre faculté. Avec 95 % des enseignements assurés et un taux d’assiduité supérieur à 90 %, ce sont des indicateurs qui rassurent. ». Pour le doyen, ces performances traduisent le sérieux des équipes pédagogiques et l’adhésion des étudiants à un projet académique structurant. «La science se discute lors de ce type de rencontre. À Sangmelima, cela n’est pas nouveau. Un symposium est une occasion idoine pour l’affrontement des idées et la valorisation des productions scientifiques », a-t-il ajouté. Le Pr Dominique Noah, Chef du département de médecine interne des spécialités et Directeur de l’Hopital de Reference de Sangmelima, a pour sa part insisté sur l’importance de la formation continue: « Qui cesse d’apprendre doit cesser d’enseigner.» Selon lui, le département, qui regroupe plusieurs spécialités telles que la cardiologie, l’hépato-gastroentérologie, la neurologie et la psychologie, joue un rôle stratégique dans le développement scientifique de la faculté et contribue activement à la recherche et à l’innovation pédagogique. Présenté comme un véritable café scientifique, voire une gymnastique intellectuelle, ce symposium a offert un plateau technique relevé, animé par des enseignants-praticiens. Il a permis aux apprenants d’approfondir leurs connaissances, tandis que les enseignants ont pu faire étalage de leur expertise, dans une perspective d’évolution académique et professionnelle.
La réadaptation cardiaque, discipline transversale, concerne tous les patients souffrant de pathologies cardiovasculaires : ceux ayant déjà subi des AVC ou des crises cardiaques, mais également les patients hypertendus ou diabétiques exposés à de hauts risques. L’objectif principal est l’éducation thérapeutique, tant des patients que de la population, afin de mieux comprendre les traitements et prévenir les complications. La prise en charge s’articule autour de deux axes: la prévention, visant à éviter la survenue des accidents cardiovasculaires, et la réadaptation post-accident, destinée à prévenir les récidives. Il s’agit notamment d’entraîner les patients à l’effort, d’accompagner ceux atteints d’insuffisance cardiaque et de leur expliquer l’usage approprié des médicaments pour réduire les risques futurs.
À travers ce symposium, l’Université d’Ebolowa-Sangmelima réaffirme son rôle de pôle scientifique émergent, résolument engagé dans la production du savoir, la formation de qualité et l’amélioration de la santé des populations du Sud Cameroun et au-delà.
Ghislain ler David AME.


