
Le 23e Congrès International et Exposition de l’Association Africaine de l’Eau et de l’Assainissement (AAEA) s’achève ce 13 février à Yaoundé dans un climat d’enthousiasme et d’engagement renouvelé. Accords structurants, reconnaissance unanime des délégations africaines, plaidoyer fort pour l’accès universel à l’eau. Sous l’impulsion du Dr Blaise Moussa, le Cameroun a offert au continent un congrès historique, désormais considéré comme un jalon majeur de la diplomatie africaine de l’eau. Un congrès du concret et de la reconnaissance continentale.
Pendant cinq jours, Yaoundé s’est imposée comme la capitale africaine de l’eau. Représentants gouvernementaux, directeurs généraux de sociétés nationales des eaux, experts techniques et partenaires financiers venus de plus de 40 pays ont convergé vers le Palais des Congrès avec un objectif commun: accélérer l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement. La cérémonie de clôture tenue hier 12 février a acté la nouvelle dynamique. Les prémices de coopération technique et financière posés traduisent une volonté collective de passer des déclarations aux réalisations concrètes dès ce 13 février avec la signature des accords et conventions visant la modernisation des infrastructures, réduction de l’eau non facturée, digitalisation des services, renforcement des capacités. Des engagements pris à Yaoundé qui dessinent une feuille de route ambitieuse et pragmatique.

Parmi les voix fortes du congrès, le ministre camerounais de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, a rappelé que « l’accès à l’eau potable est un droit fondamental », appelant à une solidarité africaine renforcée. Des représentants mandatés par l’Union africaine ont, pour leur part, salué « la maturité stratégique » du secteur africain de l’eau et la qualité de l’organisation camerounaise. Au fil des interventions, un constat s’est imposé: Yaoundé 2026 restera comme l’édition du pragmatisme et de la consolidation, celle où les délégations ont unanimement reconnu la rigueur organisationnelle et la vision portée par le président de l’AAEA.
Blaise Moussa, l’architecte d’une ambition africaine.

Au cœur de cette réussite, une figure: Blaise Moussa. Président de l’AAEA et directeur général de Camwater, il a su fédérer les énergies, mobiliser les partenaires et imprimer une orientation résolument tournée vers l’efficacité et les résultats. Son plaidoyer, constant et sans détour, a marqué les esprits: « L’eau est le socle de la dignité humaine, de la santé publique et du développement économique. L’Afrique ne peut prétendre à l’émergence sans garantir l’accès universel à l’eau potable. »

Présenté par plusieurs délégations comme l’architecte des grandes réussites de l’eau au Cameroun, il incarne une génération de dirigeants africains convaincus que les solutions du continent doivent être pensées et portées par les Africains eux-mêmes. Sous son leadership, l’AAEA renforce sa crédibilité internationale et consolide son rôle de plateforme stratégique pour l’innovation, la coopération Sud-Sud et la mobilisation des financements. Alors que le congrès s’achève ce 13 février, le flambeau est transmis à Dakar, au Sénégal, avant l’expédition Sud Africaine. Une continuité qui illustre la vitalité et l’unité du réseau africain de l’eau.
Yaoundé 2026 ne marque pas une fin, mais un élan. Un élan d’espoir pour des millions d’Africains encore privés d’un accès sécurisé à l’eau. Un élan porté par une conviction simple mais puissante: lorsque l’Afrique parle d’une seule voix et agit avec détermination, l’eau pour tous cesse d’être un rêve pour devenir une promesse en marche.
Gervais Fredy M.
