
Ce mardi 17 février 2026, la ville de Batouri a vibré au rythme d’un geste d’une rare intensité humaine. Le commandant de la brigade territoriale de gendarmerie, l’adjudant-chef Mathurin Ewane, a remis un fauteuil roulant tricycle à Gaston Bouloum, jeune homme en situation de handicap bien connu au quartier Sambo. Une cérémonie sobre, mais chargée d’émotion, qui illustre avec force la synergie Armée–Nation.
À Batouri, l’émotion ne se lisait pas seulement sur les visages: elle se ressentait dans l’atmosphère, dense et fraternelle. En remettant à Gaston Bouloum un fauteuil roulant tricycle spécialement conçu pour favoriser l’autonomie des personnes à mobilité réduite, l’adjudant-chef Mathurin Ewane a posé un acte dont la portée dépasse le simple don matériel. Ce geste redonne mobilité, confiance et dignité à un jeune homme connu pour sa détermination à surmonter les obstacles de son handicap. Son sourire, mêlé de reconnaissance et d’espérance, traduisait l’importance de l’instant et la promesse d’un quotidien désormais plus libre.

La cérémonie, volontairement sobre, a rassemblé autour du bénéficiaire les autorités administratives et locales, notamment le sous-préfet de l’arrondissement, le maire de la commune, le commandant de la compagnie de gendarmerie ainsi que la représentante du ministère des Affaires sociales, à travers la présence effective du chef du Centre social. La famille de Gaston Bouloum et de nombreux habitants du quartier Sambo ont tenu à partager ce moment, symbole d’unité et de solidarité communautaire.
Au-delà de sa mission régalienne de maintien de l’ordre et de sécurité, la gendarmerie nationale réaffirme ainsi son engagement social auprès des populations. L’initiative du commandant Mathurin Ewane illustre la proximité humaine qui renforce la confiance entre forces de défense et citoyens. En ce 17 février 2026, Batouri a démontré que le vivre-ensemble se construit par des actes concrets : dans la simplicité d’une remise de tricycle s’est révélée la grandeur d’une communauté rassemblée autour de l’espoir.
Marouane Oumarou
