
Réuni ce 17 février 2026 au siège du Ministère des Travaux Publics, le Comité interministériel de suivi de l’exécution physique, financière et comptable des projets a officiellement ouvert ses travaux. Objectif: accélérer la mise en œuvre du programme spécial de réhabilitation et garantir la performance du réseau routier camerounais.
Le Secrétaire d’État auprès du Ministre des Travaux Publics chargé des Routes, le Dr Armand Ndjodom, a présidé, au nom du Ministre des Travaux Publics, la première session annuelle 2026 du Comité interministériel de suivi de l’exécution physique, financière et comptable des projets du MINTP. Dans son allocution d’ouverture, le membre du gouvernement a rappelé le rôle stratégique des infrastructures routières dans l’atteinte des objectifs de la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30). « Les infrastructures routières jouent un rôle prépondérant dans l’atteinte des objectifs de la SND30 », a-t-il souligné, insistant sur la nécessité de disposer d’un réseau en bon état, gage de compétitivité et d’attractivité pour le pays. Un programme spécial pour relancer le réseau routier. Au cœur des échanges: la mise en œuvre des Très Hautes Instructions du Chef de l’État, formulées lors de son discours d’investiture du septennat des « Grandes Espérances » et réitérées dans son adresse à la Nation du 31 décembre 2025.
Ces orientations ont conduit à l’élaboration, au sein du MINTP, d’un document-cadre programmatique pour le relèvement du réseau routier. Ce document stratégique vise l’amélioration du niveau de service et de la qualité du réseau structurant, comprenant : 05 corridors économiques transfrontaliers; 13 axes routiers intégrateurs ; 14 routes de desserte interurbaine ; 59 dessertes de désenclavement agro-industriel et industrialo-portuaires ; 90 routes de proximité au bénéfice des populations. Au total, ce sont 18 210 kilomètres de réseau structurant qui sont concernés.

Le plan s’articule autour de cinq axes stratégiques, intégrant six mesures prioritaires d’intervention et six mesures de soutien aux autres acteurs du secteur routier. Tirer les leçons de 2025 pour mieux performer en 2026.La session précédente du Comité, tenue le 30 octobre 2025, avait permis d’identifier plusieurs contraintes entravant l’exécution optimale des projets. Des recommandations avaient alors été formulées en vue d’améliorer la performance technique, financière et comptable des opérations. La rencontre du 17 février 2026 devra ainsi évaluer minutieusement la prise en compte de ces recommandations et mesurer les progrès réalisés en ce début d’exercice budgétaire.
En conclusion, le représentant du Ministre a exhorté les responsables sectoriels à faire preuve d’ingéniosité et de rigueur afin de garantir la livraison dans les délais des extrants attendus. Il a officiellement déclaré ouverts les travaux de cette première rencontre annuelle, réaffirmant l’engagement du gouvernement en faveur d’infrastructures durables au service du Cameroun. Une mobilisation institutionnelle de haut niveauLa cérémonie s’est tenue en présence de l’Inspecteur Général des Questions Techniques, des Conseillers Techniques n°1 et n°3, des Directeurs Généraux Techniques ainsi que des représentants de plusieurs administrations partenaires, notamment le Ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT), le Ministère des Marchés Publics (MINMAP), le Fonds Routier, la Caisse Autonome d’Amortissement (CAA), la Caisse des Dépôts et Consignations du Cameroun ainsi que l’École Nationale Supérieure des Travaux Publics. À travers cette session, le MINTP entend imprimer une nouvelle dynamique à la gouvernance des projets routiers, avec pour ambition de renforcer la cohérence, la transparence et l’efficacité dans la conduite des chantiers structurants.Vive les infrastructures durables pour le Cameroun.
