
Ouverte hier 3 février 2026 à l’ENAM, la Conférence annuelle des services centraux et déconcentrés du ministère de l’Habitat et du Développement urbain a placé les infrastructures urbaines et la mobilité au cœur des priorités du nouveau septennat.
La Conférence annuelle des services centraux et déconcentrés du ministère de l’Habitat et du Développement urbain (MINHDU) s’est ouverte le 3 février 2026 à l’École nationale d’administration et de magistrature (ENAM), sous la conduite de la ministre Célestine Ketcha Courtès. Elle s’achève ce 4 février par l’acte solennel de salutation, ponctué par la traditionnelle formule « Bonne année Madame le Ministre », moment symbolique de cohésion et de mobilisation des équipes.
Cette rencontre stratégique d’échange a réuni plusieurs membres du gouvernement, parmi lesquels Emmanuel Nganou Djoumessi, ministre des Travaux publics, Ousmane Mey, ministre de l’Économie et de la Planification, Talba Malla, ministre délégué chargé des Marchés publics, Jean de Dieu Momo, ministre délégué auprès du ministère de la Justice, ainsi que Joseph Le, ministre de la Réforme administrative marquant ainsi la solidarité gouvernementale.
Placés sous le thème « L’amélioration de la mobilité urbaine, priorité du MINHDU à l’entame du septennat des grandes espérances », les travaux ont mis en lumière le rôle central des infrastructures urbaines comme piliers du développement des villes, de la fluidité des déplacements et de l’attractivité économique. Dans un contexte marqué par une urbanisation rapide et une pression croissante sur les voiries, le MINHDU entend renforcer sa contribution à la modernisation et à la structuration des espaces urbains. Les échanges ont porté sur la mise en œuvre du programme spécial de réhabilitation des axes routiers urbains dégradés et la construction de nouvelles routes, dont le lancement est annoncé au cours de l’année 2026. Ce programme vise à améliorer durablement la mobilité, à réduire les temps de déplacement et à renforcer la résilience des infrastructures urbaines face à l’intensification du trafic et aux défis climatiques.

La conférence a également mis en avant la promotion de l’approche à Haute Intensité de Main-d’Œuvre (HIMO), présentée comme un levier majeur d’insertion économique des jeunes et des femmes en difficulté en milieu urbain. À travers les chantiers d’infrastructures urbaines, le MINHDU ambitionne de concilier développement des villes, création d’emplois et inclusion sociale. Coordonnés par le Secrétaire général du ministère, les travaux vont par ailleurs, évaluer le bilan de l’année 2025 et de dégager les perspectives pour 2026, considérées comme une année charnière, première année budgétaire du septennat. « Si les hommes s’entendent sur les mots qu’ils emploient, il y aurait moins de désaccords entre eux », a-t-il rappelé, insistant sur la nécessité d’une compréhension partagée des priorités, dans un contexte où les infrastructures urbaines constituent le socle de toute politique de mobilité.
La conférence a enfin offert aux délégués régionaux et aux responsables des services centraux et déconcentrés du MINHDU un cadre d’évaluation des actions menées sur le terrain et d’harmonisation des stratégies. Elle s’achève dans un esprit de responsabilité et d’engagement, traduisant la volonté du ministère de faire des infrastructures urbaines et de la mobilité des leviers essentiels du développement urbain et de l’amélioration des conditions de vie des populations.
Gidan Akamba Mengue.
