
Le lancement national des activités de la Journée internationale des droits des femmes 2026 s’est tenu ce 20 février à Nkoteng, dans la Haute Sanaga. Placée sous le thème « Droits, Justice, Actions pour toutes les femmes et filles », la cérémonie a réuni autorités gouvernementales, partenaires institutionnels et associations féminines. Défilé, visite des stands et remise de dons ont marqué le coup d’envoi d’une série de manifestations appelées à se poursuivre sur l’ensemble du territoire national.
La ville de Nkoteng, région du Centre, a accueilli le lancement national des activités de la Journée internationale des droits des femmes 2026. Cette cérémonie solennelle marque le début d’un programme d’activités qui se déroulera dans toutes les régions et localités du Cameroun au cours des prochaines semaines. La rencontre s’est tenue en présence de la Ministre chargée du Contrôle Supérieur de l’État, Mbah Acha née Fomundam Rose, du Ministre des Enseignements Secondaires, Nalova N. Lyonga, du préfet représentant le gouverneur de la région du Centre, des maires de la Haute Sanaga, des élites locales, ainsi que de la représentante d’ONU Femmes Cameroun et du CERAC.

Défilé et valorisation du savoir-faire féminin.
Moment fort de la cérémonie, un défilé a mobilisé associations féminines, organisations communautaires et établissements scolaires, venus affirmer leur engagement en faveur des droits des femmes et de la lutte contre les violences basées sur le genre. Les autorités ont ensuite procédé à la visite des stands d’exposition, mettant en lumière les produits agricoles, artisanaux et initiatives entrepreneuriales portées par les femmes de la Haute Sanaga, une vitrine du dynamisme féminin local et un plaidoyer en faveur de l’autonomisation économique.
Un programme national d’activités
À la suite de ce lancement, des manifestations se poursuivront dans chaque département et arrondissement du pays. Dans la capitale, Yaoundé, plusieurs activités majeures sont prévues : une foire-exposition au Musée national de Yaoundé, une marche sportive, des débats thématiques, ainsi que le traditionnel défilé au Boulevard du 20 Mai. Des initiatives similaires seront organisées dans l’ensemble du territoire national afin d’assurer une mobilisation inclusive et décentralisée.
Quatre piliers pour l’autonomisation.
Le thème de cette édition met en exergue quatre notions essentielles: droits, justice, inclusion et action. Selon la Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Marie-Thérèse Abena Ondoa, « la formulation du thème invite à mettre le même accent sur les quatre problématiques ». Au Cameroun, si l’égalité formelle est reconnue, elle demeure confrontée à des pratiques socioculturelles néfastes, à des inégalités structurelles persistantes et aux violences basées sur le genre. « Des défis majeurs restent à relever, notamment l’éradication des VBG, l’amélioration de l’accès des femmes à l’emploi, à l’éducation, à la formation et aux sphères de prise de décision », a-t-elle souligné.
De la reconnaissance des droits à l’action concrète.
Malgré un cadre juridique progressiste, des obstacles subsistent: impunité, lenteurs procédurales, difficultés d’accès aux services judiciaires et poids des normes coutumières. « Si nous identifions les problèmes ensemble, nous pouvons trouver des solutions », a affirmé la Minproff. La justice suppose ainsi une protection égale devant la loi et un accès équitable aux services judiciaires. Il s’agit de passer de la reconnaissance des droits à leur application effective, inclusive et sensible au genre.

Des dons pour renforcer l’autonomisation.
La cérémonie a également été marquée par la remise de nombreux dons aux associations féminines: brouettes, machines à écraser, motopompes, scies, groupes électrogènes, engrais, arrosoirs et divers équipements destinés à soutenir les activités génératrices de revenus. Pour le maire de Nkoteng, cette journée constitue « un grand jour de reconnaissance et un pas vers la libération des femmes ». Philomène, femme de Bissaga par Nnanga Ebogo, a exprimé sa gratitude: « Nous manquions de matériel. Nous allons travailler ensemble pour soutenir les femmes. Merci à la Ministre d’avoir pensé à nous. » Alara Marceline, présidente du réseau des femmes de l’arrondissement de Minta, s’est également réjouie: « Le matériel arrive à point nommé. Les conditions de vie de plusieurs femmes vont s’améliorer. »
Ne laisser aucune femme de côté.
Pour Marie-Thérèse Abena Ondoa, aucune femme ni aucune fille ne doit être laissée de côté. À Nkoteng, le lancement national de la Journée internationale des droits des femmes 2026 a ainsi donné le ton d’une mobilisation qui s’étendra à tout le Cameroun, avec pour ambition de transformer les engagements en réalités tangibles pour toutes.
Gervais Fredy M.
