
À l’approche de la 60ᵉ Fête de la Jeunesse, le secteur agricole camerounais se mobilise pour l’emploi des jeunes et la lutte contre le chômage. Samuel Tony Obam Bikoue, Président de la filière banane-plantain du Cameroun, initie un programme d’incubation inédit visant à créer 1 000 entreprises de jeunes dans la filière banane-plantain en 2026, en combinant formation, accompagnement et accès aux marchés.
À l’occasion de la 60ᵉ édition de la Fête de la Jeunesse, le secteur agricole camerounais enregistre une avancée majeure en matière d’employabilité des jeunes. Sous l’encadrement technique du Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural, le Président national de la filière banane-plantain, Samuel Tony Obam B., lance officiellement le programme d’incubation « Un jeune, une plantation de banane-plantain orientée vers un marché, un compte en banque, un avenir ». Cette initiative ambitieuse se veut une réponse concrète, pragmatique et durable au défi de l’insertion socio-professionnelle des jeunes. L’objectif est clair: créer et installer 1 000 entreprises de jeunes dans la chaîne de valeur banane-plantain en 2026, en rompant avec les lourdeurs administratives et les approches d’assistanat. Pour la première cohorte, 60 jeunes, majoritairement issus du département du Nyong-et-So’o, ont déjà entamé leur processus d’incubation au centre de Kribi.
Le programme bénéficie d’un cofinancement stratégique avec l’AGORA, sous l’impulsion du Ministre Grégoire Owona, illustrant une synergie gouvernementale forte autour d’un modèle d’entrepreneuriat agricole porté par Samuel Tony Obam Bikoue, reconnu par le Chef de l’État comme une référence pour la jeunesse camerounaise. Contrairement aux mécanismes classiques centrés uniquement sur le financement, ce programme met l’accent sur la préparation, la formation et l’accompagnement. Aligné sur l’annonce présidentielle d’une enveloppe de 50 milliards FCFA dédiée aux projets des jeunes, Samuel Tony Obam Bikoue défend la conviction que l’argent ne peut être efficace sans projets mûrs, portés par des jeunes techniquement et mentalement préparés. La filière banane-plantain prend d’ailleurs en charge 70 % du coût de l’incubation, tout en appelant à la mobilisation des élites, des collectivités territoriales décentralisées et des institutions nationales.Le processus d’incubation repose sur une approche innovante de type learning by doing. Il débute par une immersion intensive de six jours au centre de Kribi, combinant formation technique, management, réarmement psychologique, discipline civique et dimension militaire. À l’issue de cette phase, chaque incubé reçoit un kit d’amorce complet, comprenant du matériel agricole, des équipements de protection, des intrants et 500 plants de banane-plantain à haut rendement, immédiatement exploitables.
Après neuf mois d’accompagnement, incluant le suivi technique et l’accès au marché assuré par la filière, un jeune peut générer un revenu minimal estimé à 1 500 000 FCFA. Mis en place entre l’inauguration du centre d’incubation en décembre 2025 et l’annonce présidentielle des 50 milliards FCFA, ce dispositif apparaît aujourd’hui comme un levier structurant capable de transformer les ambitions politiques en richesses réelles et durables pour la jeunesse camerounaise.
Gervais Fredy M.
