
Le quartier Mbeli’i à Sangmélima, dans le Dja et Lobo au Cameroun, a été le théâtre d’une reconstitution sous haute tension, mercredi 25 février 2026.
Jean Michel Azegue Mbarga, technicien en bâtiment de 43 ans, a confessé le meurtre de sa compagne, Dorothée Melounou Mballa, élève-infirmière de 30 ans, mettant fin à cinq jours de cavale qui avaient profondément inquiété les habitants. Selon l’enquête, le drame s’est noué le 19 février après une dispute conjugale. L’homme, qui avait financé la formation de la victime, évoque des soupçons d’infidélité et une contestation de paternité pour justifier son geste. Au cours de la reconstitution, il a décrit comment il a porté un coup fatal à la gorge de Dorothée avec un couteau de cuisine, avant de tenter de retarder l’alerte en dissimulant l’arme et en subtilisant son téléphone.
La traque du fugitif, qui tentait de rejoindre le Gabon, a été facilitée par la coopération des commissariats de Sangmélima et Mbalmayo, ainsi que par la mobilisation citoyenne sur les réseaux sociaux. Sa cavale s’est finalement achevée à Mbalmayo le 24 février, provoquant un sentiment de soulagement dans la population qui avait vécu cinq jours d’angoisse et d’incertitude.
La mort de Dorothée Melounou Mballa laisse un profond vide au sein de sa famille et dans sa communauté. Jean Michel Azegue Mbarga a été placé sous mandat de dépôt et sera prochainement présenté devant la justice pour répondre de son acte.
Hervé Bertrand E.
