
Au Cameroun, la montée inquiétante des infanticides et des féminicides suscite indignation et inquiétude. Face à ce qu’elle qualifie de dérive grave de la société, l’élue municipale Virginie Simone Ngah brise le silence et appelle à une riposte collective contre l’impunité.
La violence faite aux femmes et aux enfants prend une tournure dramatique au Cameroun. Infanticides, féminicides, des crimes d’une extrême gravité et d’une violence indescriptible qui, loin d’être isolés, s’installent dans une inquiétante banalisation. Pour Virginie Simone Ngah, il ne s’agit plus de faits divers, mais d’un véritable fléau social. L’élue municipale tire la sonnette d’alarme et dénonce une situation « intolérable », où les plus vulnérables deviennent les premières victimes d’une violence enracinée dans le silence et l’inaction.

Derrière chaque drame, rappelle-t-elle, il y a des vies fauchées, des familles brisées et une société profondément fragilisée. Plus troublant encore, ces actes sont souvent commis dans des cadres supposés protecteurs, parfois au sein même des cercles familiaux. Face à cette spirale, le silence apparaît désormais comme une complicité passive. « Se taire, c’est laisser faire », martèle l’élue, qui appelle à une prise de conscience collective. Pour elle, il est urgent de rompre avec l’indifférence et de placer ces crimes au cœur du débat public. Au-delà de l’indignation, Virginie Simone Ngah exige des mesures concrètes. Elle plaide pour une justice plus ferme, capable de sanctionner sans complaisance et de dissuader durablement. Elle insiste également sur la nécessité d’un accompagnement réel des victimes et survivantes, souvent laissées sans soutien. Mais la réponse ne saurait être uniquement judiciaire. L’élue appelle à un travail de fond sur les mentalités, à travers l’éducation et la sensibilisation, afin de promouvoir les valeurs de respect, d’égalité et de dignité humaine.
Dans ce combat, elle en appelle à une mobilisation générale: pouvoirs publics, société civile, leaders communautaires et citoyens. Car, selon elle, seule une action concertée permettra de briser ce cycle de violence. Refuser l’infanticide et le féminicide, c’est défendre le droit fondamental à la vie. Exiger justice, c’est refuser l’oubli. Et protéger les plus vulnérables, c’est préserver l’avenir même de la société. Aujourd’hui, l’heure n’est plus au constat. Elle est à l’action.
Par Gervais Fredy M.
