
Un geste rare et symbolique pour renforcer la proximité entre élus et populations.
Le député de la circonscription de Divo, Alahassane Diakité, a annoncé qu’il renonçait à sa prime d’installation ainsi qu’à son salaire parlementaire, représentant ensemble un montant de 10 millions de francs CFA, au profit de projets sociaux dans sa localité.
Lors d’une prise de parole récente relayée par plusieurs médias ivoiriens, l’élu a expliqué que ces fonds seront intégralement consacrés à des initiatives concrètes au bénéfice des populations de Divo. Parmi les actions prévues figurent la réhabilitation d’écoles primaires, l’appui aux femmes atteintes de cancer du sein, ainsi que l’accompagnement médical d’hommes souffrant de pathologies prostatiques, de hernies et autres urgences nécessitant des interventions chirurgicales.
En annonçant sa décision, Alahassane Diakité a souligné : « Nous ne sommes pas élus pour accumuler des privilèges. Nous sommes en mission pour notre peuple ». Cette déclaration a été largement partagée et commentée sur les réseaux sociaux et dans la sphère médiatique ivoirienne ces derniers jours, sans qu’aucune contradiction formelle n’ait été établie à ce stade.
Ce geste, jugé rare dans le paysage politique ivoirien en particulier et en Afrique en général,est perçu comme un acte d’éthique et de solidarité, suscitant d’ores et déjà des réactions positives parmi les habitants de la circonscription. Il intervient dans un contexte où l’opinion publique s’interroge de plus en plus sur la responsabilité sociale des représentants élus et sur leur contribution au développement des territoires qu’ils représentent.
Alors que ce geste inspire l’admiration, il invite à une réflexion plus large sur la classe politique africaine. Au Cameroun, nombreux sont les députés qui, une fois élus, disparaissent des radars, laissant peu ou pas d’impact tangible sur leurs circonscriptions. Dans ce contexte, la question se pose: si tous les parlementaires avaient la volonté et le courage d’agir comme Alahassane Diakité, renonçant aux privilèges pour le bien commun, combien d’assemblées nationales seraient véritablement au service du peuple et non simplement assoiffées de richesses?
Gervais Fredy M .
