
C’était à l’occasion de la conférence-débat tenue ce 04 mars 2026 sur le thème : Discrimination positive, droits, justice et incitation en vue d’une montée en compétences des femmes du Ministère des Travaux Publics. En présence du Ministre des Travaux Publics, sous la modération du Conseiller Technique N°2, le Professeur Corine Esse dans la salle des réunions du 3ème étage de l’immeuble siège.
Plusieurs personnels pour la circonstance ont quitté le bureau pour venir partager avec les panelistes. La première présentation était axée sur la compétence des femmes au Ministère des Travaux Publics : exigences managériales et défis. Sur cette problématique Madame Ongolo dans sa présentation, a parlé des compétences des femmes et exigences managériales des femmes du Ministère des Travaux Publics précisant les défis auxquels elles sont exposées. Bien que les femmes apportent une combinaison de compétences dans les domaines du génie civil, la gestion des projets d’infrastructures, la maîtrise des normes qualité et sécurité, l’inaccessibilité à certaines fonctions liées à la gestion des projets routiers et bien d’autres.
En complément de Madame ONGOLO, Monsieur le Directeur des investissements Routiers s’est appesanti sur certains éléments qui définissent la compétence, la recherche des critères qu’un manager aimerait retrouver dans son personnel pour lequel il a la charge de l’encadrement. Il s’agit des connaissances comme la maîtrise des concepts et principes; la connaissance des procédures et normes applicables dans un domaine, la capacité à appliquer les connaissances à des situations et contraintes. Suite à cela, il a prodigué des conseils aux dames notamment en ce qui concerne la capacité à gérer leurs émotions et celles des autres.
Le second axe de l’échange a porté sur la discrimination positive, droits et justice en faveur des femmes au ministère des Travaux Publics. Présenté par Monsieur Mbella Eboumbou Jean-Michel, Directeur Général des Travaux d’infrastructures et Madame Yvette Tsingang, Directeur des Contrats. Prenant la parole, Madame la DCT a défini la politique de discrimination positive comme étant celle qui consiste a traiter de manière préférentielle certaines catégories de population pour améliorer l’égalité des chances. Mieux encore, comme l’ensemble des mesures prises pour accorder un traitement plus favorable à certaines catégories sociales pour établir une réelle égalité de chances. En application de la compréhension de cette discrimination au Ministère des Travaux Publics, l’on constate dans les chiffres présentés par la cellule (SIGIPES) que la réalité est loin de l’idéal, notons : pour 2185 personnel du MINTP l’on compte 444 de femmes avec 0% de Ministre et Secrétaire Général d’État, 21% de Directeurs, 11% de Délégués Régionaux, 17% de chefs services, 15% de chefs de bureaux avec un total évalué à 14,14% elle est bien loin de l’égalité au souhaitée par les femmes dans leur plaidoyer. En réaction au plaidoyer des dames du Ministère, le Ministre des Travaux Publics s’est dit conscient de l’inégalité existante. Pour lui, la femme n’est pas une catégorie à part entière de la fonction publique, elles sont astreintes aux mêmes valeurs. La nomination au poste de responsabilité tient compte du profil à titre d’exemple, une enseignante ne serait être nommée à la place d’une ingénieur car la nomination à ces postes est un construit ou un aboutissement dans l’évolution de la carrière. Cela n’enlève en rien la compétence des femmes .Il répond à la préoccupation des femmes au besoin de leurs implications aux différents postes de responsabilités, que cette posture impose un esprit participatif, une mise à jour continuelle et de l’arme légale qu’est le travail.
