
À l’occasion de la Journée Internationale de la Femme, l’association Nkol-Eding a transformé le village de Biba-Yemfeck dans l’arrondissement de Meyomessala en un véritable carrefour d’échanges, de formation et de solidarité. Entre enseignements sur les droits des femmes, actions de santé et concours culinaire convivial, cette célébration a mis en lumière une communauté engagée où l’émancipation féminine et le vivre-ensemble deviennent des moteurs du développement local.
Une semaine d’apprentissage pour éveiller les consciences.
Pendant plusieurs jours, femmes et hommes se sont retrouvés autour d’activités éducatives et de discussions enrichissantes destinées à renforcer les connaissances et l’autonomie des participantes.

Pour Zambo Flavienne épouse Ndeng participante, cette expérience a été révélatrice: « Grâce aux enseignements de notre sœur magistrate venue de Yaoundé, nous savons désormais que la liberté et le respect de nos droits après le décès d’un époux sont possibles. Les conseils reçus sur la gestion des biens en situation de concubinage nous rendent plus fortes et mieux préparées. Nous pouvons désormais être des modèles pour notre entourage. » Ces moments de formation ont permis d’ouvrir les esprits et de renforcer la confiance des femmes dans leur capacité à défendre leurs droits et à prendre leur place dans la société.
Connaître ses droits: un levier de liberté.

Pour Madame Obam Octavi, de l’antenne d’Akok, les échanges ont été déterminants: « Je n’avais jamais pleinement conscience de mes droits. Aujourd’hui, grâce aux explications et à l’accompagnement de nos élites, je me sens prête à contribuer activement au développement de ma communauté. La femme rurale est désormais reconnue comme un véritable moteur du progrès. » Ces témoignages illustrent combien l’accès à l’information peut transformer les mentalités et encourager une participation plus active des femmes à la vie communautaire.
Santé et autonomisation: une attention essentielle.
La santé des femmes n’a pas été oubliée durant cette célébration. Des services médicaux, notamment drépanocytose et dentaires entre autres ont été proposés aux participantes.Une bénéficiaire témoigne avec émotion:

« Je suis arrivée souffrante, mais le service dentaire offert m’a véritablement soulagée. Pour moi, Nkol-Eding représente la santé, le développement et la libération. Le message est clair: une femme qui connaît et protège ses droits peut agir positivement pour elle-même et pour sa communauté. »
La convivialité au cœur de la fête.
Au-delà des formations et des soins, la célébration a également été marquée par des moments de partage et de joie. Le concours culinaire a particulièrement rassemblé la communauté et renforcer les liens.

Désiré Maxime Dang Bitote, membre du comité d’organisation, explique. « Ce concours a permis de renforcer la cohésion entre femmes et hommes. Nous avons redécouvert ensemble des plats traditionnels parfois oubliés. C’est un moment d’émulation, de créativité et surtout de grande convivialité. » Une célébration qui construit l’avenir. À Nkol-Eding, la Journée de la Femme dépasse largement le cadre symbolique. Elle s’inscrit dans une dynamique durable d’inclusion, de formation et de renforcement des capacités. Chaque femme est encouragée à apprendre, à connaître ses droits et à participer activement à la transformation de son environnement. L’implication des hommes et le partage des savoir-faire démontrent que l’éducation, la santé et la solidarité peuvent se conjuguer pour bâtir une communauté plus forte.
Dans cet esprit, Nkol-Eding trace la voie d’un développement harmonieux où femmes et hommes avancent ensemble, main dans la main, vers un avenir plus inclusif, solidaire et prospère.
GHIDAM
