
Après 34 ans de règne sans partage de Cavaye Yeguié Djibril, une nouvelle ère s’ouvre avec l’élection de Théodore Datouo. Un tournant politique majeur, sous haute maîtrise du RDPC.
Le 17 mars 2026 entre dans l’histoire politique du Cameroun. Théodore Datouo a été élu à la tête de l’Assemblée nationale avec un score écrasant de 90,47 %, soit 133 voix sur 147 votants. Un plébiscite sans appel qui scelle la fin de l’ère Cavaye Yeguié Djibril, en poste depuis 1992. À 65 ans, le député des Hauts-Plateaux (Ouest), figure du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), n’arrive pas en terrain inconnu. Ancien vice-président de l’institution, il s’impose comme un homme d’expérience, solidement enraciné dans les rouages du pouvoir. En coulisses, la machine du RDPC a tourné à plein régime.

Sous la coordination de Jean Nkuete, la majorité a fait bloc, livrant une démonstration de discipline politique et assurant une transition sans turbulence. Mais au-delà des chiffres, c’est une page qui se tourne. À 86 ans, Cavaye Yeguié Djibril quitte la scène après plus de trois décennies marquées par la stabilité institutionnelle et la gestion des grandes séquences politiques du pays. Désormais, tous les regards sont tournés vers Théodore Datouo. Entre attentes populaires et impératifs politiques, le nouveau président est attendu au tournant: produire des lois efficaces, renforcer le contrôle de l’action gouvernementale et imprimer sa marque dans un contexte national exigeant. Une chose est sûre: le Cameroun politique vient d’entrer dans une nouvelle phase.
GHIDAM
