
Première femme Vice-Présidente du Sénat camerounais, Dr Begala épse Akono Mikel Naomie incarne la montée en puissance des femmes dans les institutions, portée par un parcours diplomatique et politique de haut niveau.
Née le 11 août 1963 à Yenga-Moloundou, dans la région de l’Est du Cameroun, Begala Naomie s’impose aujourd’hui comme une figure majeure de la vie institutionnelle. Membre du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), elle entre au Sénat en 2023 en tant que représentante du département de la Boumba-et-Ngoko, avant de marquer l’histoire en devenant la première femme à accéder au poste de Vice-Présidente de cette haute chambre. Son ascension s’inscrit dans une dynamique plus large de promotion de l’inclusion féminine dans les sphères décisionnelles de l’État.
Longtemps sous-représentées, les femmes camerounaises gagnent progressivement du terrain dans les institutions, et le parcours de Dr Begala Naomie illustre cette évolution. Son élection à un poste aussi stratégique constitue un signal fort en faveur d’une gouvernance plus inclusive et représentative.
Avant cette consécration politique, elle s’est distinguée par une solide carrière diplomatique. Titulaire d’un doctorat, elle a servi pendant plus de dix ans comme Deuxième Conseiller à l’ambassade du Cameroun à Washington, D.C., entre 2006 et 2017. À ce poste, elle a contribué au renforcement des relations bilatérales et à la défense des intérêts du Cameroun sur la scène internationale. À son retour au pays, elle poursuit son engagement au sein de l’administration publique en occupant des fonctions de direction. Cette expérience vient consolider un profil déjà riche, alliant expertise diplomatique et maîtrise des rouages institutionnels. Parallèlement, son implication active au sein du RDPC renforce sa visibilité politique et son ancrage sur le terrain. Ministre plénipotentiaire, Dr Begala Naomie incarne aujourd’hui une génération de femmes leaders qui redéfinissent les contours du pouvoir au Cameroun. Son parcours témoigne non seulement d’une réussite individuelle, mais aussi d’une avancée collective vers une meilleure représentation des femmes dans les instances de décision.
À la chambre haute, elle va davantage mettre son expérience au service de la nation, tout en ouvrant la voie à d’autres femmes aspirant à jouer un rôle de premier plan dans la gouvernance publique.
Gervais F. M
