
Le gouvernement camerounais intensifie la lutte contre l’exploitation frauduleuse de l’or. Une mission de démantèlement des sites illégaux et non conformes sera conduite dans la région de l’Est sous la supervision du ministre des Mines par intérim.
Le Ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique a annoncé le lancement imminent d’une mission de démantèlement total des unités de production opérant sur des sites d’exploitation illégale de l’or dans la région de l’Est du Cameroun. Selon le ministre par intérim, le professeur Fuh Calistus Gentry, cette opération s’inscrit dans la continuité des actions engagées pour lutter contre l’exploitation frauduleuse des ressources minières. Conduite sous sa supervision, cette mission dite « coup de poing » vise à démanteler systématiquement les installations des exploitants clandestins ainsi que celles des entreprises ne s’étant pas conformées aux mesures réglementaires en vigueur.
Cette annonce intervient quelques jours après une mission de contrôle effectuée du 22 au 29 mars 2026 dans plusieurs arrondissements de la région de l’Est. Cette descente sur le terrain avait pour objectif de vérifier l’application effective de la décision de suspension des activités, consécutive au retrait de certaines autorisations d’exploitation. Face aux manquements constatés, les autorités entendent désormais passer à une phase plus coercitive. La nouvelle mission, élargie à la Société nationale des mines, aux autorités administratives et aux forces de maintien de l’ordre relevant du Secrétariat d’État à la Défense, aura pour principal objectif le démantèlement pur et simple des unités de production non conformes.

Pour rappel, la reprise des activités d’exploitation aurifère reste conditionnée par plusieurs exigences. Il s’agit notamment de la signature d’un engagement fixant un seuil minimal de production de 10 kilogrammes d’or par mois, du paiement d’une caution de réhabilitation des sites s’élevant à 63 millions de FCFA, ainsi que de l’obligation de migrer vers un système d’exploitation en vase clos dans un délai de six mois. Les nouveaux exploitants doivent également réaliser une étude sommaire de leurs sites. Les entreprises en conformité ou engagées dans un processus de régularisation pourront, quant à elles, reprendre leurs activités.
À travers ces mesures, le gouvernement entend assainir le secteur minier, renforcer le contrôle de l’exploitation aurifère et accroître les recettes de l’État, contribuant ainsi au développement économique du Cameroun.
GFM
