Célébrée chaque 14 juin, la Journée mondiale du donneur de sang met en lumière l’importance vitale du don de sang. À Yaoundé, cette commémoration intervient dans un contexte marqué par des disparités de tarification des poches de sang dans certaines formations sanitaires, soulevant des inquiétudes sur une possible marchandisation de la vie humaine et ravivant l’appel à une meilleure régulation du secteur.
Par Gervais Fredy M

À Yaoundé et dans plusieurs villes Camerounaises, la question du coût des poches de sang dans certaines formations sanitaires continue de susciter indignation et incompréhension. Dans un contexte où le sang demeure un produit vital, indispensable à la survie de nombreux patients, des disparités de tarification persistent entre structures pourtant soumises aux mêmes règles sanitaires. Cette situation alimente de vives critiques, notamment en raison de pratiques perçues par certains usagers et la fédération camerounaise pour le don bénévole de sang (FECADOBES) comme une forme de marchandisation de la vie humaine. Dans un système où chaque poche de sang peut déterminer la survie ou la mort d’un patient, l’idée que des considérations financières ou des pratiques non harmonisées puissent influencer l’accès à ce produit essentiel est fortement dénoncée. Certains observateurs pointent du doigt des comportements de quelques acteurs du système de santé qui contribueraient à transformer une ressource vitale en source de profit, au détriment de l’éthique médicale.

Face à ces dérives au côté de la presse ce 12 juin la FECADOBES élève la voix pour appeler à une régulation stricte et à une harmonisation nationale des coûts liés aux produits sanguins. L’objectif est de garantir l’équité d’accès pour tous les patients, indépendamment de la formation sanitaire, et de renforcer la transparence dans la gestion des banques de sang. Dans le même temps, les spécialistes rappellent que la disponibilité du sang dépend essentiellement de la générosité des donneurs volontaires. Or, les pénuries récurrentes fragilisent régulièrement les systèmes de transfusion, rendant encore plus urgente la nécessité de sensibiliser la population à l’importance du don. Il s’agit également d’encourager une meilleure information sur les circuits officiels et les procédures sécurisées, afin de lutter contre les pratiques informelles et les malentendus.

Dans cette dynamique, la reconnaissance d’un véritable statut des donneurs de sang apparaît comme une piste sérieuse a souligné le président de la fédération. Plusieurs acteurs de santé estiment qu’une telle mesure permettrait de valoriser cet acte de solidarité, de stimuler les dons réguliers et de renforcer une culture citoyenne du don volontaire. En cette Journée mondiale du donneur de sang, célébrée chaque 14 juin, l’occasion est ainsi donnée de rappeler que le don de sang est avant tout un acte de vie, de solidarité et de responsabilité collective. Dans un contexte où chaque poche de sang peut sauver plusieurs vies, la gestion de cette ressource ne peut être guidée par des logiques marchandes, mais doit rester fermement ancrée dans l’éthique et l’intérêt général.
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