Face à la persistance des violences basées sur le genre, les pouvoirs publics ont mis en place un dispositif de prise en charge visant à protéger les victimes, à accompagner leur reconstruction et à soutenir les familles touchées. Un mécanisme qui mobilise plusieurs acteurs institutionnels et sociaux à travers le pays.
Par Gervais Fredy M.

La protection des victimes de violences basées sur le genre demeure une priorité pour les autorités publiques. Afin de répondre aux besoins des survivantes et survivants, un dispositif de prise en charge coordonné par le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF) a été mis en place. Son objectif est double: assurer une assistance adaptée aux victimes tout en veillant à ce que les auteurs des violences répondent de leurs actes devant la justice. Cette prise en charge s’appuie sur un système de référencement et de contre-référencement déployé au sein des dix plateformes régionales de lutte contre les violences basées sur le genre. Ce mécanisme favorise la collaboration entre les différents intervenants, notamment les services sociaux, les structures de santé, les forces de maintien de l’ordre, les autorités judiciaires et les organisations de la société civile.
Au-delà de l’accompagnement des victimes directes, une attention particulière est accordée aux familles affectées par ces drames. Les enfants devenus orphelins à la suite de féminicides bénéficient, selon les cas, d’un suivi psychosocial et d’un appui financier destiné à faciliter leur prise en charge et leur insertion dans un environnement protecteur.

Parmi les actions concrètes mises en œuvre figurent la création d’espaces de protection dédiés aux femmes, communément appelés « espaces sûrs ». Ces structures offrent un cadre sécurisé où les victimes peuvent recevoir écoute, orientation et assistance. Elles constituent un maillon essentiel du dispositif national de lutte contre les violences basées sur le genre et de protection des personnes les plus vulnérables.À travers ces différentes initiatives, les pouvoirs publics entendent renforcer la prévention, améliorer la prise en charge des survivantes et contribuer à la réduction des violences qui continuent d’affecter de nombreuses femmes et familles à travers le pays.
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