Après une compétition marquée par des efforts remarquables, des innovations et une mobilisation manifeste des communes, le jury national se retrouve face à un véritable casse-tête: départager des candidats aux atouts solides et à la détermination affichée. Ce 5 octobre à Maroua, une seule commune sera sacrée championne nationale de la propreté.
Par Gervais Fredy M

Dans le cadre de la campagne nationale d’hygiène et de salubrité, le concours « Villes propres » entre dans sa phase décisive. Tous les regards sont désormais tournés vers Maroua, où sera rendu, ce 5 octobre, le verdict tant attendu, sous la houlette du MINDHU, Célestine Ketcha Courtes.
Après les différentes étapes de la compétition, les vainqueurs de la phase finale dans les régions sont désormais connus. Mais une ultime question demeure: qui décrochera le titre national ?Le suspense est d’autant plus grand que les prétendants ont, chacun à leur manière, dévoilé de sérieux atouts. Amélioration du cadre de vie, assainissement, gestion des déchets, mobilisation des populations, embellissement des espaces publics et actions durables: les communes en lice ont multiplié les initiatives pour convaincre. Face à cette mobilisation, le travail du jury n’aura pas été une simple formalité. Les performances affichées, les efforts consentis et la volonté manifeste des candidats ont rendu particulièrement délicat le choix du meilleur. Départager ces communes engagées dans une même ambition de salubrité s’annonce donc comme un véritable exercice de haute précision.

Dans l’Adamaoua, Bankim a particulièrement séduit. La commune s’est imposée par la qualité de ses réalisations et entend désormais franchir la dernière marche. Dans le Centre, Ayos a fait forte impression et semble avoir pris une longueur d’avance sur ses concurrents. Mais dans une finale où chaque détail compte, rien n’est encore définitivement acquis. Meyomessala dans le Dja et Lobo nourrit de grandes ambitions. La commune veut se faire un nom et démontrer que les efforts en matière d’hygiène et de salubrité peuvent porter une collectivité jusqu’au sommet national. Au Nord, Garoua 2e ne lâche rien. La commune reste pleinement mobilisée et entend défendre ses chances jusqu’au bout. À l’Extrême-Nord, Mokolo affiche également ses ambitions. La commune, qui entend conserver le précieux prix en raison de région hôte, n’a manifestement pas l’intention de laisser échapper cette opportunité. Dans le Sud-Ouest, Tiko reste un challenger sérieux. La commune avance avec détermination et compte bien transformer ses efforts en consécration nationale. Dans le Nord-Ouest, Nkambe n’a pas dit son dernier mot. La commune demeure dans la course et pourrait bien jouer les trouble-fêtes au moment du verdict.
Au Littoral, Douala 3e entend être récompensée pour les efforts consentis dans un environnement où la gestion des déchets est un défi de poids et de volonté. La commune reste active et mise sur son engagement pour convaincre le jury. À l’Est, Bertoua 1er veut sauver l’honneur et pourquoi pas créer la surprise au terme de cette compétition nationale. À l’Ouest, Bafoussam 1er est également en course. La commune entend faire valoir ses acquis et défendre jusqu’au bout ses chances de consécration.
À quelques heures du verdict, les certitudes se font rares et le suspense demeure entier. Chaque commune finaliste possède des arguments, des réalisations et surtout une volonté clairement affichée de faire de la propreté un véritable levier d’amélioration du cadre de vie. Le jury devra donc trancher entre des candidats qui ont tous démontré leur capacité à se mobiliser et à transformer les exigences d’hygiène et de salubrité en actions concrètes. Qui succédera au lauréat précédent? Qui réussira à convaincre définitivement le jury ? La réponse sera connue ce 5 octobre à Maroua, le « château d’eau du Cameroun ».
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