En se rendant à Bossangoa, le 13 octobre 2026, à l’occasion de la Journée internationale de la fille, la ministre Marthe Augustine Kirimat a donné un signal fort en faveur de la protection de l’enfance et de l’autonomisation féminine. À travers cette présence sur le terrain, le gouvernement centrafricain réaffirme sa volonté de combattre le mariage des enfants, les violences basées sur le genre et toutes les pratiques qui compromettent l’avenir des filles.
Par Céline Claire NA

La célébration de la Journée internationale de la fille a pris une dimension particulière avec la présence de Dr Marthe Augustine Kirimat, ministre de la Promotion du Genre, de la Protection de la Femme, de la Famille et de l’Enfant. Au-delà du caractère officiel de sa participation, ce déplacement traduit un message politique et social: les droits des filles constituent une priorité qui exige des réponses concrètes, une présence institutionnelle et une mobilisation durable. Pour les jeunes filles de l’Ouham, dont le plaidoyer et le mémorandum ont été présentés au cours de la cérémonie, cette présence représente une occasion de faire entendre leurs préoccupations au plus haut niveau et de rappeler que leur avenir ne doit être sacrifié ni aux pesanteurs sociales ni aux pratiques traditionnelles préjudiciables.
Le combat contre le mariage des enfants au cœur de l’action gouvernementale.
Entourée des autorités administratives et locales, des partenaires techniques et financiers ainsi que des organisations engagées dans la défense des droits de l’enfant, la ministre a réaffirmé la détermination du gouvernement centrafricain à protéger les filles. À travers les initiatives de l’Observatoire national de la parité et du projet Maïngo, l’ambition est de renforcer les mécanismes de protection et de favoriser l’émancipation des jeunes filles. Le message est sans équivoque: le mariage précoce, les mutilations génitales féminines, l’exploitation sur les sites miniers et les violences basées sur le genre ne doivent plus compromettre leur éducation, leur santé et leur liberté de choisir leur avenir.
Cette mobilisation, soutenue notamment par le projet Maïngo, l’UNICEF, Plan International, l’UNFPA à travers la coopération KOICA et l’ONG Espérance, souligne la nécessité d’une action concertée. Car derrière chaque mariage précoce se trouvent des risques de déscolarisation, de vulnérabilité économique et de privation de droits.

Investir dans les filles, c’est donc leur permettre de poursuivre leurs études, d’acquérir des compétences et de participer pleinement à la vie économique et sociale de leur communauté. Une présence porteuse d’espoir. Pour les filles comme pour les femmes, la présence de Marthe Augustine Kirimat à Bossangoa porte également un enjeu de reconnaissance et de confiance. Elle rappelle que la protection des droits féminins ne peut se limiter aux déclarations officielles: elle suppose une écoute des préoccupations du terrain, un accompagnement des victimes et des mesures capables de transformer durablement les conditions de vie. En donnant une visibilité aux revendications des jeunes filles, cette célébration contribue à faire de leur parole un levier de changement et de responsabilisation collective. Toutefois, le véritable impact de cette mobilisation se mesurera dans la continuité des actions engagées: des filles maintenues à l’école, des violences mieux prévenues et prises en charge, des familles sensibilisées et des mécanismes de protection plus accessibles.
À Bossangoa, le message est clair: aucune fille ne devrait avoir à choisir entre son enfance, son éducation et son avenir. En portant cette ambition, le gouvernement centrafricain rappelle que protéger les filles, c’est aussi donner à toute la société les moyens de construire un avenir plus juste, plus inclusif et durable.
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