Réunis autour du Groupement interprofessionnel des producteurs de cacao du Bassin du Congo, les acteurs du Cameroun, du Congo et du Gabon affichent leur volonté de bâtir une filière mieux organisée et plus performante. Au Cameroun, l’ouverture du Guichet unique des producteurs marque une avancée majeure dans l’amélioration des services et de l’accompagnement des cacaoculteurs.
Par Gervais Fredy M

La filière cacao du Bassin du Congo franchit une nouvelle étape dans son organisation et sa dynamique de coopération. Officiellement ouverts par le représentant du ministre du Commerce, les travaux du Groupement interprofessionnel des producteurs de cacao ont rassemblé des producteurs venus des différents bassins de production du Cameroun, du Congo et du Gabon. Une rencontre placée sous le signe du partage d’expériences, de la concertation et du renforcement des partenariats au sein de la chaîne de valeur.
Aux côtés des producteurs et des acteurs de l’exportation, les pouvoirs publics et les structures d’encadrement de la filière, notamment le FODECC, l’ONCC, le CICC et la SODECAO, ont pris part aux échanges. Leur mobilisation traduit la nécessité de renforcer les synergies entre les différents intervenants, d’améliorer les capacités des producteurs et de créer des conditions favorables à une meilleure compétitivité du cacao dans la sous-région. Partenaire de l’initiative, la Commercial Bank of Cameroon a également réaffirmé son intérêt pour l’accompagnement financier et le développement des producteurs.
Le fait marquant de cette rencontre est l’ouverture solennelle du Guichet unique des producteurs, une première au Cameroun. Cette innovation entend simplifier l’accès des cacaoculteurs aux différents services, centraliser les dispositifs d’accompagnement et améliorer la coordination des interventions en faveur de cette catégorie d’acteurs essentiels de la filière. Pour faciliter son appropriation et garantir son fonctionnement effectif, des Master Class ont permis aux participants de découvrir ses missions, ses mécanismes et ses modalités d’utilisation.
Au-delà de cette rencontre, l’initiative porte une ambition plus large : faire émerger une filière cacao mieux structurée, avec des producteurs davantage accompagnés et des partenariats sous-régionaux plus solides. L’enjeu est désormais de traduire cette concertation en résultats concrets sur la production, la commercialisation et la compétitivité du cacao dans le Bassin du Congo.
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