Surveillance épidémiologique renforcée, capacités de diagnostic opérationnelles, équipes spécialisées en formation et dispositif d’alerte accessible au 1510: le Cameroun consolide sa préparation face à une éventuelle introduction du virus Ebola. Des mesures préventives présentées par le Dr Linda Esso, qui témoignent de l’anticipation des autorités sanitaires.
Par Gervais Fredy M

Face à la circulation du virus Ebola dans certains pays voisins, le Cameroun renforce son dispositif de prévention et de riposte. Loin d’attendre une éventuelle alerte sur son territoire, les autorités sanitaires ont engagé des concertations multisectorielles avec les partenaires techniques et financiers afin de mettre en alerte les différents acteurs de la préparation et de la réponse. Selon le Dr Linda Esso, Directeur des Maladies, épidémies et Pandémies au Minsanté, les mesures engagées reposent notamment sur l’actualisation du plan national de préparation et de riposte, le renforcement de la surveillance épidémiologique et l’amélioration progressive des capacités opérationnelles. Les insuffisances relevées lors de l’évaluation de juin, notamment en équipements de protection, moyens d’isolement, capacités diagnostiques et intrants médicaux, font progressivement l’objet de corrections avec l’appui des partenaires.
Autre acquis important: les portes d’entrée du pays, particulièrement les aéroports, ont été soumises à des exercices de gestion de cas suspects. Les résultats présentés sont satisfaisants, avec des équipes capables d’assurer l’identification, l’isolement, le prélèvement et l’orientation des personnes suspectes. Les capacités des laboratoires sont également mobilisées, tandis que des formations spécialisées aux investigations épidémiologiques et à la prise en charge médicale sont déployées au bénéfice des équipes dans toutes les régions.

Le Dr Linda Esso insiste toutefois sur la vigilance collective. Fièvre, maux de tête, fatigue et douleurs musculaires doivent conduire à consulter rapidement un professionnel de santé, particulièrement après un séjour dans un pays touché ou un contact à risque. En cas de suspicion, le numéro vert 1510 permet de déclencher le dispositif d’alerte et de prise en charge. Par ces dispositions, le Cameroun mise sur l’anticipation, la coordination et la réactivité pour prévenir toute propagation du virus. Un dispositif qui mérite d’être salué, tout en rappelant qu’en matière de santé publique, la vigilance ne doit jamais faiblir.
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