La lutte contre l’importation des produits laitiers et halieutiques va connaître une baisse grastique malgré certains obstacles identifiés. Les efforts fournis et les chiffres enregistrés par Monsieur LAHA Amadou, délégué régional du Minepia Extrême Nord, laissent percevoir un nouveau cap dans l’ambition.
La volonté du gouvernement Camerounais à réduire sa dépendance en ce qui est des produits laitiers et halieutiques n’est plus un secret. Dans la région de l’extrême nord fief du lait et zone à forte potentiels halieutiques, bien avant les nouvelles orientations de la hiérarchie données lors des concertations annuelles, plusieurs initiatives locales avaient été déjà enclenchées pour participer à l’effort national notamment en ce qui est de l’atteinte des objectifs escomptés pour l’arrêt des importations des denrées laitière et halieutiques. Au-delà de la problématique du climat dans cette région septentrionale, qui est un frein à la production massive et régulière du poisson. Le délégué régional avec l’aide des organisations non gouvernementales, ont entrepris d’accompagner les aquaculteurs. Ce suivi rapproché marqué par, l’expertise des experts dans l’acquisition des alevins de qualités, de leurs alimentation a permis une augmentation considérable de la production. Ici, grâce à l’accompagnement, la production acquise est quantifiable avec un réseau de distribution commercial connu et une statistique sans cesse améliorée. Outre ce pas, les nouvelles techniques de production développées dans les zones de Blangoua, Gueré; Kaïkaï et Makaï d’après le responsable régional sont des niches à préserver. Concrètement, avec plus de 200 acteurs de terrain identifiés, un circuit d’approvisionnement local en extension et un tonnage annuel non négligeable. Comme dans la filière halieutiques, la filière laitière dans la région de l’Extrême nord malgré ses efforts reste comprimée à son espace.
L’appui à l’interprofession n’est pas la seule option pour franchir les barrières de l’import-substituion. Dans l’Extrême Nord, fief de la production locale du lait, au-delà des vaches locales, dont la production croisse avec les pluies, l’acquisition de nouvelles races est pour le délégué un signe dans le positionnement de sa circonscription. En d’autres termes, a-t-il poursuivi, « l’absence d’un circuit local de collecte ; de stockage ; de traitement et de distribution ruine les grands efforts consentis ». Autrement dit, le lait étant une denrée périssable et délicate à la consommation faire intervenir l’aspect qualité dans la distribution est un impératif dans la satisfaction nationale des besoins.
« La région de l’Extrême nord a pris de l’avance sur la question de production du lait et du poisson. Elle fournit des efforts conséquents. Malgré cela, sa forte production reste sans issues externes favorable. Nous appelons les opérateurs économiques et toute autre personne capable; à se tourner vers nous; non pas seulement pour l’ouverture au marché national, à l’impact du PIB mais également à l’atteinte de l’objectif principal consommer ce que nous produisons » a déclaré le délégué régional Dr LAHA Amadou.
Ghislain Ier David AME.
