La Commission européenne a annoncé ce mardi 10 juin l’ajout de plusieurs États à sa liste des pays << à haut risque >> en matière de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme.
Parmi eux figurent quatre pays africains: l’Algérie, l’Angola, la Côte d’Ivoire et le Kenya, désormais classés aux côtés de Monaco, du Liban ou encore du Venezuela.
Selon la Commission, ces pays présentent des carences stratégiques dans leurs régimes nationaux de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme, ce qui justifie leur inscription sur cette liste noire. Cette mesure entraîne des obligations de vigilance renforcées pour toutes les opérations impliquant ces pays: les établissements bancaires, compagnies d’assurance, marchands d’art ou encore maisons d’enchères devront appliquer des contrôles plus stricts.
L’Union européenne s’est alignée sur la liste établie par le Groupe d’action financière (GAFI), où figuraient déjà ces pays depuis plusieurs mois. Pour les économies africaines concernées, cette décision risque d’aggraver les difficultés d’accès aux circuits financiers internationaux, en plus de ternir leur image en matière de gouvernance et de conformité.
Dans le même temps, plusieurs États africains ont été retirés de la liste: le Sénégal et l’Ouganda, considérés comme ayant accompli des progrès notables dans leur dispositif de surveillance et de transparence.
La liste doit encore être validée par le Parlement européen et le Conseil, avant de devenir juridiquement contraignante.
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