Alors que certains remettent en question l’utilité du Congrès des Ekang d’Amérique (CEKA), d’autres y voient une initiative essentielle pour la diaspora Ekang. Pour ses partisans, ce rassemblement annuel va bien au-delà d’un simple événement culturel : il est un véritable moment de reconnexion identitaire, de détente et de solidarité communautaire.
Un espace d’union et de respiration.
Le CEKA, organisé par la communauté Ekang vivant en Amérique du Nord, a pour vocation de rassembler les membres de ce peuple répartis sur le continent. “Pendant toute une année, beaucoup d’entre nous sont stressés par leurs obligations professionnelles, les réalités de l’immigration et les pressions sociales. Le CEKA devient alors un moment de respiration, de retrouvailles, et surtout de networking entre frères et sœurs Ekang”, affirme l’un des organisateurs.
Des critiques récurrentes, mais peu fondées.
Chaque année, des voix critiques s’élèvent pour dénoncer ou appeler au boycott du congrès. Pourtant, sa fréquentation ne cesse d’augmenter. “Tu crois faire du mal à qui en appelant à ne pas y aller ? Les vrais Beti y trouvent leur compte pendant que d’autres se contentent de critiquer sans rien proposer en retour”, poursuit la même source, soulignant le manque d’initiatives alternatives concrètes.
Hospitalité et ouverture : des valeurs fondamentales.
En réponse à ceux qui questionnent l’ouverture du CEKA à d’autres communautés, les organisateurs rappellent que l’hospitalité est une valeur profondément enracinée dans la culture Ekang. “Si d’autres peuples se sentent bien chez nous au pays, c’est grâce à cette hospitalité. Et c’est cette même culture que nous reproduisons ici en invitant d’autres communautés. Visiblement, certains semblent mal connaître leur propre culture”, déplore un participant.
Un message de paix et d’amour face à la haine.
Plutôt que de répondre par l’agressivité aux critiques virulentes, l’auteur du message originel appelle à l’apaisement : “Il faut apprendre à gérer sa colère. Quand on déverse autant de haine sur les autres, c’est souvent qu’on est en conflit avec soi-même.” Il invite à semer l’amour plutôt que la haine, et à construire des espaces de dialogue et de solidarité pour renforcer la communauté Ekang à l’étranger.
En conclusion, le CEKA n’a pas la prétention d’être parfait, mais il incarne un pas vers l’unité, la valorisation culturelle et le soutien mutuel entre membres de la diaspora Ekang. Pour ceux qui critiquent, le message est clair : proposez mieux, ou joignez-vous à l’effort collectif.
Alain René Essiane
