À l’issue de trois semaines d’apprentissage intensif à l’École internationale des forces de sécurité du Cameroun, vingt-et-un policiers et gendarmes issus de sept pays africains ont été certifiés formateurs aux missions prévôtales. Cette initiative, portée conjointement par le Cameroun et la France, vise à professionnaliser davantage les opérations de terrain et à garantir une meilleure application du droit sur les théâtres opérationnels.
Vingt-et-un policiers et gendarmes originaires du Bénin, du Cameroun, du Congo, de Djibouti, de la Guinée, de Madagascar et du Togo ont pris part, du 29 septembre au 16 octobre 2025, à la troisième session de formation des formateurs aux missions prévôtales, organisée au sein de l’École internationale des forces de sécurité (EIFORCES) du Cameroun.
Cette session, fruit d’une coopération étroite entre le Cameroun et la France, s’inscrit dans une dynamique de renforcement des capacités professionnelles des forces de sécurité opérant sur les théâtres d’opérations. Elle répond également à l’exigence croissante d’une judiciarisation rigoureuse des opérations militaires, notamment sur le continent africain où les défis sécuritaires exigent une meilleure articulation entre action opérationnelle, respect du droit et protection des populations. Pendant près de trois semaines, les stagiaires ont été formés aux fondamentaux de la prévôté : recueil et traitement de preuves en contexte opérationnel, rédaction des actes judiciaires, techniques d’enquête en milieu dégradé, protection des scènes d’infraction, ainsi que gestion de la relation avec les autorités civiles et judiciaires. Ils ont également suivi des modules de pédagogie pour devenir capables de transmettre efficacement ces compétences au sein de leurs institutions.
La cérémonie de clôture a été présidée par Madame le Commissaire Divisionnaire Oyono Cécile, Directeur Général Adjoint de l’EIFORCES, en présence des représentants du Ministre des Relations Extérieures, ainsi que des responsables des deux cotutelles techniques de l’École : la Gendarmerie nationale et la Police nationale.
Dans son allocution, Mme Oyono a salué l’engagement des participants et souligné l’importance stratégique de cette formation pour la professionnalisation des forces de sécurité et la consolidation de l’État de droit en contexte opérationnel. Grâce à cette nouvelle promotion, l’Afrique francophone dispose désormais d’un réseau renforcé de formateurs qualifiés, capables de diffuser les bonnes pratiques prévôtales et d’accompagner leurs unités dans une action sécuritaire conforme aux normes juridiques et respectueuse des droits humains.
Gervais Fredy M.
