À l’occasion du lancement de la 19ᵉ édition des “16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles”, le Cameroun réaffirme son engagement dans la lutte contre les violences basées sur le genre. Une mobilisation qui, depuis près de deux décennies, multiplie initiatives, plaidoyers et actions de terrain pour protéger, soutenir et faire entendre la voix des victimes.
Yaoundé a donné, ce mardi 25 novembre, le coup d’envoi d’une vaste campagne nationale dédiée à la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles. Cette nouvelle édition, placée sous le slogan des “16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et filles”, est pilotée par la Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Marie-Thérèse Abena Ondoa. Elle s’articule autour de quatre axes majeurs : sensibiliser, éduquer, accompagner et libérer la parole, dans une dynamique visant à renforcer à la fois la prévention et la prise en charge.
Un héritage de 18 éditions consacrées à l’engagement et à la mobilisation.
Depuis son introduction au Cameroun, la campagne des 16 jours d’activisme a permis d’installer une véritable culture de sensibilisation autour des violences basées sur le genre.
Au fil des années, les éditions précédentes ont notamment porté sur :
la formation des acteurs communautaires, des leaders religieux et traditionnels, souvent relais essentiels dans les zones rurales; l’ouverture ou le renforcement de centres d’écoute et d’accueil pour les survivantes; des campagnes de communication d’envergure dans les médias, les écoles et les universités; des programmes d’autonomisation économique, soutenant les femmes vulnérables pour réduire leur dépendance financière; des sessions de plaidoyer ayant contribué à une meilleure prise en compte des violences basées sur le genre dans les politiques publiques. Chaque édition a mis en lumière un aspect particulier : l’accès aux services, la prévention en milieu scolaire, l’éducation des jeunes garçons, la lutte contre l’impunité… Un travail progressif qui, bien qu’inégal selon les régions, a permis de briser des tabous et de rendre visible une problématique longtemps tue.
Un nouveau cycle d’actions pour amplifier l’impact.
La 19ᵉ édition entend poursuivre cette dynamique en élargissant les dispositifs d’accompagnement sur le terrain. Des ateliers interactifs, rencontres éducatives, sessions de dialogue communautaire et activités de plaidoyer rythmeront les 16 prochains jours.
Objectif : amplifier la mobilisation de tous institutions, société civile, citoyens afin de faire reculer un phénomène qui continue d’affecter des milliers de femmes et de filles à travers le pays.
Cette nouvelle étape marque, une fois de plus, la volonté du Cameroun de bâtir une société plus sûre, plus équitable et plus solidaire pour toutes.
Céline Claire NA
