À Yaoundé, une convention signée entre l’hôpital Jamot et l’ONG ACAHIJEC/Centre AFIRI ouvre une nouvelle ère dans l’accompagnement des femmes et filles victimes de violences. Au-delà des soins médicaux, ce partenariat propose un soutien psychologique, psychiatrique et institutionnel, offrant aux survivantes la possibilité de se reconstruire pleinement.
Chaque année, de nombreuses femmes et filles victimes de violences se retrouvent seules face à leur traumatisme, sans soutien adapté pour se reconstruire. Grâce à la convention entre l’hôpital Jamot de Yaoundé et l’ONG ACAHIJEC /Centre AFIRI, ce parcours devient aujourd’hui plus humain, sécurisé et efficace.
Signée par le Dr Ekoua Daniel, Directeur de l’hôpital, et Yvonne Flore Belema, fondatrice de l’ONG, elle-même survivante, la convention instaure un accompagnement gratuit, rapide et holistique. Les victimes ont désormais accès à des consultations en psycho-traumatologie, à un suivi psychiatrique et à un accompagnement institutionnel, le tout dans le respect de la confidentialité et du consentement éclairé. Le Centre AFIRI, pilier de l’ONG, joue un rôle central dans cette initiative. Il accompagne chaque survivante dès le premier contact, identifie ses besoins spécifiques, assure un suivi psychologique personnalisé et facilite l’accès aux services de l’hôpital. Grâce à cette coordination, les victimes bénéficient d’une prise en charge rapide et sécurisée, qui leur permet de se reconstruire progressivement.
« Un aboutissement satisfaisant, c’est un rêve qui se réalise », confie Yvonne Flore Belema. « Être survivante, c’est une chose, mais si on n’a pas l’accompagnement psychologique, s’en est une autre.» Son engagement témoigne de la résilience et de la volonté d’offrir à d’autres femmes la chance de retrouver dignité et confiance. Soutenue par l’UNFPA et avec l’accord du Ministère de la Santé publique, cette convention marque une avancée innovante dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles. Rapidité, accompagnement personnalisé et soutien institutionnel font de cette collaboration un modèle de prise en charge globale.
Pour les survivantes, ce dispositif n’est pas seulement médical: il est un véritable tremplin vers la reconstruction, une lueur d’espoir après l’obscurité. Comme le souligne la fondatrice d’Acahijec, « chaque femme qui accepte de se faire accompagner a désormais cette chance ».
Céline Claire NA
