Cinq ans d’actions controversées, d’endettement massif et de projets sans impact réel: le Conseil régional du Sud traverse une zone de fortes turbulences. Entre absence de vision, dépenses jugées disproportionnées et incapacité à répondre aux besoins essentiels, les populations s’interrogent… et l’appel à tourner la page.
Le premier reproche est sans appel : l’ancien exécutif manque cruellement de vision. Malgré un contexte de besoins urgents, la région s’est engagée dans un endettement jugé déraisonnable, et les priorités affichent un décalage saisissant avec la réalité du terrain.
La construction du siège régional à 17 milliards, symbole d’une politique perçue comme déconnectée, fait grincer des dents dans une région où l’eau potable, l’électricité et les équipements sanitaires font toujours défaut. Pendant ce temps, seulement 500km de routes ont été entretenus en cinq ans, un résultat jugé famélique dans une zone riche en bassins de production.
Des engins acquis à grands frais mais dont l’efficacité reste contestée, une quête d’un nouveau prêt de 60 milliards pour l’achat supplémentaire de matériels alors que les précédents n’ont pas convaincu… Les critiques se multiplient.
À cela s’ajoute la création de cinq offices régionaux, accusés de dévorer le budget sans offrir de retombées visibles. La perspective d’une société d’exploitation de bois renforce le doute. Elle, suscite des interrogations sur la finalité réelle du projet. Pendant ce temps, chômage persistant, absence d’initiatives pour la jeunesse, forages et dalots sporadiques, la population peine à identifier un véritable impact social.
Une communication défaillante et un territoire mal informé.
Le Conseil régional souffre également d’un grave déficit de communication. Le projet média, censé couvrir tout le Sud, reste limité à la Mvila, laissant la majorité du territoire dans l’ombre de l’information. Conséquences: peu de transparence, peu d’explications, et une institution qui peine à faire savoir ce qu’elle fait ou prétend faire.
Les dépenses liées aux véhicules de luxe, aux camions plateaux, grumier, …ou à la construction de cases traditionnelles sans utilité évidente accentuent cette perte de confiance. Beaucoup y voient une structure sans repère avec des visées plus commerciales que développementales , multipliant les maquettes, les magazines… mais pas les résultats.
L’heure d’arrêter la saignée.
Face à ce bilan jugé mitigé, flou et irrespectueux des urgences locales, l’appel à un changement profond s’intensifie. Les grands conseillers sont interpellés: il est temps de rompre avec l’incertitude, de redonner espoir aux populations et de libérer l’institution de ceux qui manquent d’ambition pour le Sud. Pour beaucoup, une seule issue s’impose désormais: se séparer de l’exécutif régional aux projets en milliards sans impacts.
GFM
