Au terme d’une semaine d’audit intensif, le Fonds Spécial d’Équipement et d’Intervention Intercommunale (FEICOM) vient de franchir un palier historique. En validant son passage au Système de Management Intégré (SMI), l’organisme s’impose comme le premier établissement public camerounais certifié ISO 45001, marquant une rupture paradigmatique dans la gouvernance administrative locale.
Le paysage institutionnel camerounais vient de vivre une séquence de modernisation sans précédent. Du 15 au 19 décembre 2025, les couloirs de la Direction Générale du FEICOM et de quatre de ses agences régionales ont vibré au rythme de l’évaluation rigoureuse des experts du cabinet international Bureau Veritas. Venus de Côte d’Ivoire, du Gabon et de Douala, ces auditeurs ont passé au crible les processus d’une institution qui a fait du management normé son nouveau dogme de performance.
Un tiercé normatif inédit.
L’enjeu de cette mission était triple, reflétant la complexité et l’ambition de la vision portée par la Direction Générale. Si le FEICOM a brillamment obtenu la reconduction de ses certificats ISO 9001:2015 (Qualité) et ISO 14001:2015 (Environnement), l’événement majeur réside dans la conquête de la norme ISO 45001:2018.
Cette certification, relative à la Santé et à la Sécurité au Travail (SST), propulse l’institution dans un cercle restreint d’organisations d’élite. En devenant le premier Établissement Public Administratif (EPA) au Cameroun à décrocher ce label, le FEICOM ne se contente plus de financer le développement local : il l’incarne par l’exemplarité de son climat social.
Le Capital Humain : Épicentre de la performance.
L’obtention de l’ISO 45001 n’est pas qu’une simple victoire administrative ; c’est le couronnement d’une stratégie déployée tout au long de l’année 2025. Elle atteste d’un engagement factuel à réduire les risquesz professionnels et à sanctuariser l’intégrité physique et psychologique des collaborateurs.
« Cette certification constitue une victoire institutionnelle forte. Elle démontre que la performance d’un service public ne se mesure pas uniquement à ses indicateurs financiers, mais aussi à la qualité du cadre de vie qu’il offre à ses agents et à ses usagers », souligne un expert proche du dossier.
Une vision de « bout en bout » pour les territoires.
L’audit simultané de la Direction Générale et des agences régionales témoigne d’une capillarité du système de management. Au FEICOM, la qualité n’est pas une incantation centralisée, mais une réalité opérationnelle déclinée sur le terrain. Cette maturité organisationnelle sert un dessein plus vaste : la transformation des Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD). En s’appuyant sur un Système de Management Intégré (SMI) robuste — alliant Qualité, Environnement et Santé-Sécurité — le « banquier des communes » réaffirme sa mission régalienne. Il s’agit désormais de bâtir des territoires résilients, durables et attractifs, où le bien-être institutionnel devient le moteur du développement local.
Avec ce nouveau statut, le FEICOM ne fait pas que confirmer sa trajectoire : il définit les nouveaux standards de l’administration publique camerounaise de demain. Sous le sceau de la rigueur et de la responsabilité, l’institution prouve que l’excellence normative est le plus court chemin vers l’épanouissement des populations.
GAËL TSALA NKOLO
