À la veille de la Nativité, l’esplanade de la Communauté Urbaine de Garoua est devenue le théâtre d’une opération humanitaire d’envergure. Sous l’impulsion du Maire, M. Goura Beladji, cette distribution de kits alimentaires transcende le simple don pour devenir un acte de régulation sociale et de cohésion nationale.
En ce mardi 23 décembre 2025, l’atmosphère à Garoua n’est pas seulement à la ferveur religieuse, elle est à la fraternité concrète. Alors que l’inflation saisonnière pèse traditionnellement sur le panier de la ménagère, l’exécutif municipal a choisi de répondre par une politique de proximité active. Des sacs de riz, des bidons d’huile de production locale (Diamaor) et diverses denrées de première nécessité ont été remis aux familles chrétiennes de la cité.
Une stratégie de l’équilibre social.
Derrière l’émotion légitime des bénéficiaires, ce geste du Maire Goura Beladji s’analyse sous le prisme d’une gouvernance inclusive. Dans une métropole aussi cosmopolite que Garoua, la gestion du fait religieux exige une finesse d’esprit que l’édile semble avoir érigée en doctrine.
En répondant aux besoins de la communauté chrétienne pour Noël comme il l’avait fait en mars dernier pour la communauté musulmane lors du Ramadan le Premier Magistrat de la ville installe un principe de réciprocité républicaine. C’est ici que le « Vivre-ensemble », concept cher aux institutions camerounaises, quitte la sphère des slogans pour s’incarner dans la réalité des foyers.
L’amortisseur social face à la vie chère.
Au-delà de la symbolique spirituelle, cette opération constitue un levier économique majeur, lutte contre la précarité : En ciblant les ménages les plus vulnérables, la Mairie garantit à chaque citoyen le droit à la dignité festive. Régulation du marché : En injectant ces stocks de denrées, la municipalité offre une bouffée d’oxygène budgétaire aux familles face à la volatilité des prix en fin d’année.
La proximité comme sacerdoce.
« Faire de Garoua une cité où aucune communauté ne se sent laissée pour compte », tel est le credo rappelé par l’entourage du Maire. Cette présence physique sur le terrain, au contact direct des populations, renforce le contrat de confiance entre l’administré et l’institution municipale. « Ce n’est pas seulement du riz que nous recevons, c’est la preuve que la Ville nous voit et nous soutient », confiait une bénéficiaire sur l’esplanade de la Communauté Urbaine.
En inscrivant cette action dans la durée, Goura Beladji ne se contente pas de distribuer des vivres ; il tisse, maille après maille, le tissu d’une paix sociale durable au cœur de la capitale régionale du Nord. La fête de Noël à Garoua s’annonce ainsi sous le signe de la sérénité et d’une solidarité retrouvée.
GAËL TSALA NKOLO
