La localité d’Akak-Esse dans le département du Dja et Lobo a été secouée ce 7 janvier par une grève des populations, courroucées par le non-respect d’un engagement pris par la mairie de Sangmelima. Au cœur de la contestation, un stock de gravier promis à la communauté mais évacué vers une destination inconnue, obligeant l’autorité administrative à engager une concertation d’urgence.
La tension est montée d’un cran à Akak-Esse. Les populations de cette localité de l’arrondissement de Sangmelima ont observé une grève pour dénoncer ce qu’elles considèrent comme une rupture flagrante des engagements pris par les autorités municipales. En cause, la promesse faite le 3 juin 2024 par le maire de la Commune de Sangmelima, Jean Faustin Bekono, de céder 500 mètres cubes de gravier issus de la carrière industrielle d’Akak-Esse au bénéfice de la communauté locale.
Ce gravier, laissé depuis plus d’une décennie par l’entreprise Galdiano, représentait pour les habitants un espoir concret d’amélioration des infrastructures locales et une compensation morale face aux désagréments liés à l’exploitation de la carrière. Mais depuis plusieurs semaines, les populations constatent avec amertume l’évacuation progressive de ce stock vers une destination inconnue, sans aucune communication officielle. Une situation vécue comme un non-respect de la parole donnée et un profond mépris des attentes locales.
Face au climat de tension et au risque d’embrasement social, le sous-préfet de l’arrondissement de Sangmelima, Daniel Arthur Obama, est monté au créneau. L’autorité administrative a engagé des tractations d’urgence avec les différentes parties afin de désamorcer la crise. Objectif : rétablir le dialogue, clarifier les zones d’ombre autour de la gestion du gravier et rappeler la nécessité du respect des engagements pris envers les populations.
Cette concertation apparaît comme une tentative de dernière minute pour apaiser les esprits et restaurer la confiance entre les populations et les pouvoirs publics. À Akak-Esse, l’issue de ces discussions est désormais très attendue, tant le sentiment d’injustice reste vivace au sein de la communauté.
