Dans l’intimité des chambres et des sacs à mains, un objet suscite un débat croissant: le gode. Simple substitut sexuel pour certaines femmes, présenté comme un « compagnon de chevet », il soulève pourtant des questions sur la sexualité moderne et la qualité des relations humaines.
Souvent considéré comme inoffensif facile à utiliser, peu coûteux et sans risque de maladie cet objet pourrait néanmoins éloigner de la chaleur humaine et de la véritable complicité. « C’est pratique, je peux avoir du plaisir quand je veux, mais ça ne remplace pas une vraie relation », confie Aïcha, 28 ans. Orelle, elle, admet : « Je l’appelle mon petit Loulou, mais parfois la monotonie me laisse insatisfaite. »
Pour certains hommes, cette tendance est préoccupante. « Quand une femme s’habitue trop à ce type de stimulation, cela peut tuer le désir de complicité dans le couple », observe Mamadou, 34 ans, psychologue spécialisé dans les relations amoureuses. Karim ajoute : « Le problème, ce n’est pas le plaisir en soi, mais l’isolement que cela crée et la perte du partage physique et émotionnel. »
Les experts alertent sur les conséquences sociales et émotionnelles de cette popularité croissante. L’usage régulier du gode pourrait banaliser l’intimité, freiner l’enthousiasme pour les relations de couple et favoriser une sexualité centrée sur un point précis et répétitif. Cette mécanique du plaisir risque également d’influencer les jeunes générations, en les habituant à une expérience détachée du corps et des sentiments.
Dans la rue, certains témoignages traduisent cette évolution : « Je n’ai pas besoin d’homme pour être satisfaite », affirme Mariam, 22 ans. Cette affirmation met en lumière un changement profond dans les rapports entre les sexes et les implications sociales de la sexualité moderne.
En définitive, si le gode offre un plaisir immédiat, son usage régulier peut fragiliser les relations amoureuses, réduire la capacité à partager une intimité réelle et menacer la construction de familles stables. Habitué à la stimulation mécanique et unilatérale, le corps risque de se déconnecter de la richesse des expériences humaines et du lien affectif. Pour les experts, cette banalisation du plaisir artificiel pourrait favoriser un désintérêt pour l’engagement et laisser un vide affectif et social préoccupant.
Gervais Fredy M

