Confronté à une urbanisation rapide et largement non planifiée, le Cameroun lance le Projet Ville et Gestion Foncière Durable (PVGFD). Soutenu par la Banque mondiale et plusieurs institutions nationales, ce programme ambitieux entend transformer durablement Douala et Yaoundé en améliorant l’accès aux infrastructures, la gouvernance foncière et la qualité de vie des populations. Face à une urbanisation galopante et souvent non planifiée, le Cameroun franchit une étape décisive avec le lancement du Projet Ville et Gestion Foncière Durable (PVGFD).
Mis en œuvre dans les deux principales métropoles du pays, Douala et Yaoundé, ce programme structurant ambitionne d’améliorer durablement le cadre de vie des populations tout en répondant aux défis fonciers et urbains liés à la forte croissance démographique. Porté par une synergie d’acteurs nationaux et internationaux, notamment le Ministère de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU), le MINCADF et la Banque mondiale, le PVGFD se positionne comme une réponse concrète aux problématiques d’accès aux infrastructures, de sécurisation des droits fonciers, de gouvernance urbaine et de résilience face aux inondations récurrentes. Lors de la cérémonie officielle de lancement à Yaoundé, plusieurs personnalités de premier plan ont marqué leur présence, parmi lesquelles Madame Célestine Ketcha Courtès, ministre de l’Habitat et du Développement urbain, le maire de la ville de Douala Dr Roger Mbassa Ndine, chef de projet, ainsi qu’un représentant de la Communauté urbaine de Yaoundé. Le projet s’articule autour de quatre composantes majeures: le développement d’infrastructures urbaines résilientes ; la gestion foncière et l’administration des terres ; le suivi, la gouvernance et le renforcement institutionnel. Une approche intégrée destinée à bâtir des villes plus inclusives, mieux organisées et capables d’absorber la pression démographique.
Pour le Directeur des opérations de la Banque mondiale, l’enjeu est majeur : « Le Cameroun a une population urbaine qui a quadruplé depuis les indépendances. Nos villes peuvent devenir des pôles économiques et de croissance encore plus attractifs, ou alors des casse-têtes politiques si rien n’est fait. » L’institution souligne qu’en améliorant les conditions de vie des citadins, le projet favorisera également les investissements dans les infrastructures, le climat des affaires, l’entrepreneuriat et l’emploi urbain.Du côté des collectivités territoriales, l’adhésion est sans équivoque. « La ville de Douala est prête à accueillir ce projet, et l’exécutif municipal s’engage à contribuer pleinement à sa mise en œuvre », a déclaré le Dr Roger Mbassa Ndine. Pour Madame Célestine Ketcha Courtès, ce projet marque « une ère nouvelle, certes, mais dans la continuité », saluant au passage « l’appropriation du projet par les points focaux » et réaffirmant l’engagement du gouvernement en faveur de la transparence et du respect des droits des populations concernées.
Avec le PVGFD, Douala et Yaoundé amorcent ainsi une transformation urbaine stratégique, où la croissance démographique devient enfin une opportunité de développement durable plutôt qu’un frein.
Gervais Fredy M.

