
Dans les couloirs feutrés de l’Hôpital Général de Yaoundé comme dans l’intimité d’un domicile populaire, un même message s’est fait entendre: celui d’un État qui ne se contente pas de gouverner, mais qui sait aussi compatir. Ce mardi 27 janvier 2026, le Ministre de la Santé Publique, Dr Manaouda Malachie, a posé des gestes simples, mais puissants, rappelant que l’action publique trouve tout son sens lorsqu’elle touche l’humain.Ce n’était ni une visite protocolaire, ni un rendez-vous inscrit à l’agenda officiel.
En cette soirée du mardi 27 janvier 2026, le Dr Manaouda Malachie est entré à l’Hôpital Général de Yaoundé avec la discrétion de ceux qui viennent avant tout écouter. Loin des projecteurs, le Ministre de la Santé Publique est venu porter un message de présence, de solidarité et d’espoir à des familles confrontées à l’épreuve de la maladie.
Au chevet de Foly Dirane, animateur emblématique et visage familier des foyers camerounais, le Ministre s’est tenu comme un proche. Quelques mots, une attention sincère, un regard rassurant. À l’épouse et aux proches du patient, il a adressé des paroles qui réchauffent les cœurs dans les moments de doute :« Ne vous sentez pas seuls. Nous sommes ensemble. » Des mots simples, mais lourds de sens, dans un contexte où la douleur rend chaque silence pesant.

Au-delà du réconfort moral, le Ministre a tenu à s’assurer personnellement de la qualité de la prise en charge médicale. Il a rassuré la famille: les équipes sont mobilisées, engagées, et tout est mis en œuvre pour offrir à Foly Dirane les meilleures chances de rétablissement. Une manière de rappeler que l’État ne se délègue pas uniquement par des textes, mais s’incarne aussi dans des gestes concrets.
Quelques pas plus loin, toujours dans l’enceinte hospitalière, une autre chambre, une autre épreuve. Celle de Racine Sagath, figure respectée du bikutsi camerounais. Devant son épouse et sa fille, le Ministre a marqué une pause, prenant le temps de l’échange, de l’écoute, du respect. Derrière la voix connue du public, il a reconnu l’homme, le père, le mari, aujourd’hui vulnérable.Dans ce moment suspendu, le message est clair: la notoriété n’efface pas la fragilité humaine, et la maladie rappelle à tous notre condition commune. Là encore, le Dr Manaouda Malachie a exprimé sa solidarité et rassuré la famille sur le suivi médical attentif dont bénéficie l’artiste.Un hommage silencieux à une mémoire nationaleLa journée ne s’est pas achevée à l’hôpital. Dans le quartier Manguier, à Yaoundé, le Ministre a franchi le seuil du domicile de Salomon Tatmfo, plus connu sous le nom d’Essola. Comédien mythique, visage inoubliable de la série L’Orphelin et pilier du cinéma camerounais, Essola incarne une part de l’histoire culturelle du pays.

Cette visite, empreinte de sobriété et de respect, a résonné comme un hommage silencieux rendu à un homme qui a tant donné à la Nation par le rire et l’émotion. Un geste fort, sans discours, mais chargé de reconnaissance. Quand la politique se fait humaine. À travers ces déplacements successifs, le Dr Manaouda Malachie a livré une leçon de gouvernance par l’exemple. Une vision de la santé publique qui dépasse les chiffres et les infrastructures pour s’ancrer dans l’humain, là où la douleur appelle la compassion et où la présence vaut parfois autant que les soins.Ce soir-là, dans les couloirs d’un hôpital et dans la simplicité d’un foyer, l’État camerounais a pris un visage : celui d’un homme venu dire, par des actes, que chaque vie compte.
L’oeil du cyclone.
