
Le Ministre des Travaux Publics a reçu en audience, le mercredi 5 février 2026, une équipe du Fonds Monétaire International (FMI), conduite par Madame Christine DIETERICH, Chef de Mission, dans le cadre des consultations annuelles prévues dans les statuts du FMI. Consultations qui visent à analyser les politiques économiques des pays membres, à identifier les risques macroéconomiques et à formuler des recommandations en matière de politiques budgétaires, monétaires et structurelles, en vue de renforcer la stabilité et la croissance. Les échanges entre le Ministre des Travaux Publics et l’institution financière ont porté sur les efforts enregistrés jusque là dans le secteur des travaux publics au Cameroun, avec un accent particulier sur les infrastructures de transport, notamment le sous-secteur routier, pilier de la stratégie nationale de développement.
À cette occasion, le Ministre des Travaux Publics a présenté la vision du Gouvernement en matière de modernisation des infrastructures, alignée sur la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30), qui fait de l’extension, de la densification et de l’entretien du réseau routier un levier essentiel de la transformation structurelle de l’économie. Cette vision s’appuie sur des instruments de planification tels que la Stratégie Intégrée des Infrastructures de Transport Multimodal (S2ITM) et le Plan Directeur Intermodal, qui accordent une place prépondérante au sous-secteur routier. Une analyse de l’état actuel des infrastructures routières a permis au Ministre des Travaux Publics de dresser un état des lieux du réseau routier national. En effet, à la faveur du Décret N°2017/144 du 20 avril 2017 portant nomenclature routière, le réseau routier du Cameroun, long de 121 873 km, est réparti entre les autoroutes et routes nationales, sous la responsabilité de l’État, ainsi que les routes régionales et communales. Si le linéaire bitumé a plus que doublé en quinze ans, passant de 5 200 km en 2009 à 10 939,92 km en 2025, il reste insuffisant au regard des besoins croissants.

En outre, une part importante du réseau présente un état de dégradation préoccupant, avec au 31 décembre 2025, seulement 10,59 % en bon état, 25,80 % en état moyen et 63,66 % en mauvais état de circulation.Le Ministre des Travaux Publics a, à cet effet relevé certains goulots d’étranglement dans l’exécution des projets, notamment l’insécurité dans certaines zones d’intervention et la lourdeur de certaines procédures des Partenaires Techniques et Financiers, des contraintes pour lesquelles des solutions progressives sont en cours de mise en œuvre.
